Romain Terrain : « Les Biarrots étaient plus libérés face à Lyon »

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    Romain Terrain : « Les Biarrots étaient plus libérés face à Lyon »
Publié le , mis à jour

Blessé au pied à Bourgoin alors qu’il revenait à peine d’une autre blessure au molet, Romain Terrain relativise quant à sa blessure et évoque le match d’ouverture de la sixième journée du Pro D2 entre son équipe, l’USAP, et son ancien club, le Biarritz Olympique.

Avant toute chose, pouvez-vous nous dire de quoi vous souffrez et surtout comment vous vous sentez ?

Je me suis blessé au pied face à Bourgoin la semaine dernière. C’est une fracture au pied, je suis donc immobilisé pendant quelque temps et puis je reprendrais l’effort progressivement. Le temps que je me ré-athlétise, cela va me mener à la trêve de Noël donc je retrouverai peut-être le terrain début janvier.

Y a-t-il besoin d’une opération pour votre blessure ou cela va-t-il se consolider seul ?

Non, la blessure ne nécessite pas d’opération. Il n’y a pas eu de déplacement, c’est juste une fracture franche.

Cette blessure est la deuxième en peu de temps. Après votre blessure au mollet, vous avez rejoué pour quelques minutes face à Bourgoin où vous vous blessez à nouveau. Comment vivez-vous ce nouveau coup dur ?

Pour l’instant c’est encore frais. Mais j’ai pris un peu de recul par rapport à mon quotidien. Je dois rester immobilisé quelques jours donc je ne suis pas encore retourné au stade mais j’ai tout de même des nouvelles par le staff. La semaine prochaine, je reprendrai la préparation physique, je vais travailler. Il va falloir que je sois patient le temps que ma fracture se referme pour me remettre à courir et revenir en forme en début d’année prochaine. C’est certain que ce sont toujours des moments difficiles mais il faut rester positif, toujours relativiser. Malgré tout, c’est vrai que l’accumulation des blessures c’est le plus dur. À peine revenu, il faut repartir à l’infirmerie. Mais là, c’est une blessure pas trop grave, qui se soigne bien donc ça devrait aller.

À 34 ans, enchaîner les blessures, est ce que vous pensez que ça signifie qu’il faut plus de temps pour revenir au niveau ?

Il n’y a que lorsque je rejouerais qu’on pourra dire si ça a été long ou pas. Mais personnellement je ne crois pas trop aux faits de l’âge. Je ne me suis jamais senti aussi bien que ces dernières années par rapport à quand j’étais plus jeune. Je pense qu’en s’entraînant bien et en ayant une bonne hygiène de vie, on peut obtenir ce qui est nécessaire pour retrouver un certain niveau. À mon avis, cela se joue plus dans la tête au niveau du mental qu’au niveau de l’âge.

En ce qui concerne le match de demain, allez vous y assister ?

Je ne sais pas encore si j’irais au stade. Dans tous les cas, je le verrais à la télé mais comme c’est les vacances et qu’il y a les petits à la maison, je ne sais pas encore (rires)…

C’est tout de même un match particulier pour vous car c’est le Biarritz Olympique, votre ancien club, qui vient à Perpignan…

Oui, c’est particulier c’est sûr. Justement, Benoît August (entraîneur de Biarritz, N.D.L.R.) a pris de mes nouvelles aujourd’hui (mercredi) aussi bien en tant qu’ancien coéquipier qu’en tant qu’ami. J’irai peut-être le voir avant le match ou pendant le match si je vais finalement au stade

Côté perpignanais, comment l’équipe aborde cette rencontre ?

Les joueurs ont vu le match de Biarritz face à Lyon et malgré leur nouvelle défaite à domicile, Biarritz m’a impressionné par le jeu qu’ils ont mis en place. Les Biarrots ont été bons en mêlée et très efficaces sur les ballons portés. Il ne va pas falloir s’attendre à un match facile. À Perpignan, on est conscient que ce n’est pas simple de perdre cinq matchs d’affilée dont trois à la maison, donc je dis « attention » car le BO a montré de très belles choses contre Lyon. Et quand on connaît l’équipe du LOU qui est l’une des plus difficiles à jouer, je pense que cela ne va vraiment pas être simple.

D’après vous, le BO est en train de se relancer ?

Je pense oui. Ils repartent sur une nouvelle dynamique avec un changement d’organisation. J’ai eu le sentiment que les Biarrots étaient plus libérés face à Lyon, ils jouaient sans aucun complexe. Et puis, le BO n’a rien à perdre en venant à Perpignan car, s’ils perdent ce serait logique, mais s’ils gagnent cela peut les relancer. Je ne peux pas dire que c’est le match piège car nous sommes prévenus mais cette rencontre peut donner lieu à un beau match.

Vous qui avez connu Biarritz en tant que joueur par le passé, est ce que vous aviez imaginé voir ce club à ce niveau-là en si peu de temps ?

Déjà, je n’imaginais même pas voir Biarritz en Pro D2 un jour, tout comme Perpignan d’ailleurs. Mais c’est le rugby qui veut ça. Maintenant, Biarritz a beaucoup de jeunes donc lorsqu’ils vont réussir à mettre de la dynamique, ils vont pouvoir bien se relancer et mettre à mal les adversaires. C’est assez fou de voir Biarritz à ce niveau aujourd’hui mais il faut que le club se serve de cela pour se relancer. Voir ce qui n’a pas été pour reconstruire quelque chose de beau. Nicolas Brusque qui a pris les commandes du club va participer à mettre cette dynamique en marche.

En ce qui concerne l’USAP, le club fait un bon début de saison. Comment les joueurs vivent ce début de championnat ?

Déjà, c’est le même groupe que l’an passé puisqu’il y a eu très peu de changement en fin de saison dernière. L’année dernière, nous découvrions le Pro D2 avec un nouveau groupe, un nouveau staff, ce n’était pas facile. Mais cette année, c’est différent. On a l’avantage de connaître un peu plus le championnat et surtout les équipes adverses. Et puis le fait de se connaître entre nous, ça facilite les choses aussi. Ce qui nous a sauvés, c’est cette victoire à Carcassonne dès le début de la saison. Malgré tout, cela ne veut rien dire car l’an dernier Agen avait fait un début de saison catastrophique et au final, ce sont eux qui sont montés en Top 14 à la fin. On sait qu’il va falloir cravacher pour rester en haut du classement pour accrocher les demi-finales. Mais il est vrai que c’est très bien de commencer la saison en haut du tableau. Propos recueillis par Justine Esteve

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