Un vrai derby !

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    Un vrai derby !
Publié le , mis à jour

Dans une rencontre émaillée de nombreux accrochages, le Racing 92 s’est imposé de façon assez logique face à un Stade français qui tarde à retrouver son niveau de jeu de la saison passée.

Le résumé du match

Vous en vouliez un de derby ? Vous voilà servi. L’opposition entre le Racing 92 et le Stade français s’est disputé dans un climat électrique. À plusieurs reprises, des échauffourées ont éclaté en première mi-temps. Et sur chaque zone de contact, il ne faisait pas bon laisser traîner une main, un bras ou une tête. Tant est si bien que l’arbitre de la rencontre Mathieu Raynal a été contraint de sévir et d’infliger un carton jaune à Anthony Claassen et Djibril Camara pour l’ensemble de leur œuvre. À part ça ? À la lueur du début de rencontre, les Racingmen avaient toujours en tête les trois défaites de l’an passé. Les joueurs du duo Travers-Labit ont débuté la partie sur un rythme d’enfer, inscrivant le premier essai par l’intermédiaire de Camille Chat dès la 2e minute de jeu. La domination était alors totalement ciel et blanche. Mais petit à petit, le Stade français a refait surface, s’incrustant à deux ou trois reprises dans le camp adverse. Et sur une de ces incursions, c’est le jeune Sekou Macalou, première titularisation en Top 14, qui inscrivait un essai teinté de rage. À la pause, c’est tout de même le Racing 92 qui virait en tête grâce à la botte de Machenaud et de Goosen (13-10). En seconde période, après que le match soit tombé dans un faux rythme, le Racing 92 a finalement su matérialiser sa domination d’abord grâce à la botte de ses buteurs, puis grâce à un essai de Marc Andreu (27-13, 69e). Mais jusqu’au bout, la rencontre aura été électrique. En témoigne cette grosse altercation de fin de rencontre qui nous vaudra un arbitrage vidéo interminable. Juste avant l’essai de l’honneur signé du parisien Daguin.

Le tournant du match

Le tournant de la rencontre s’est peut-être joué une semaine plus tôt du côté d’Oyonnax. Et pour cause. Là-bas, les Racingmen avaient énormément recherché la largeur du terrain. Tant est si bien qu’ils craignaient de la part du Stade français une défense inversée sur cette rencontre. Dans la semaine, les joueurs de Labit et Travers avaient donc travaillé l’option du jeu au pied derrière la défense, et notamment les longues diagonales de l’ouvreur pour l’ailier. Sauf que. Sur l’essai d’Andreu, c’est… Henri Chavancy, dont la réputation ne s’est pas faite sur cette qualité, qui a armé une passe chirurgicale au pied pour Andreu et offert l’essai de la victoire (67e) à son ailier.

Le plus bel essai

Il est assurément l’œuvre de Marc Andreu, mais pour le coup, l’ailier de poche du Racing n’y est pas pour grand-chose. Mis à part son excellent placement et sa faculté à réceptionner la passe au pied chirurgicale de… Chavancy, l’ancien Castrais n’a pas eu grand-chose à faire. Au départ, le Racing 92, sur une pénaltouche, a cherché à faire plier le Stade français. En vain. Devant l’impuissance de ses avants à franchir la ligne, Chavancy héritait du ballon et armait une magnifique transversale en direction d’Andreu. La suite, vous la connaissez.

L’homme du match

Paradoxalement, l’homme du match figure dans le camp des perdants. Sekou Macalou fêtait sa première titularisation en Top 14. Assurément, ce ne sera pas la dernière. L’ancien joueur de Massy, international des moins de 20 ans, a réalisé une véritable performance. D’abord, il a marqué ses adversaires sur chacun de ses plaquages. Allez donc demander à Maxime Machenaud ou Chris Masoe ce qu’ils en pensent. Ensuite, il s’est offert le luxe d’inscrire le premier essai parisien. Un essai entre puissance et finesse.

FICHE TECHNIQUE

À Colombes – Stade Yves-du-Manoir – samedi 20 h 45 – 9 051 spectateurs.

Arbitre : M. Raynal (PCA)

Évolution au score : 7 – 0, 7 – 3, 10 – 3, 10 – 10, 13 – 10 (MT), 16 – 10, 19 – 10, 19 – 13, 22 – 13, 27 – 13, 27 – 18.

Racing 92 : 2E Chat (2e), Andreu (67e) ; 1T (3e) Machenaud ; 5P (22e, 54e, 63e) Goosen, (37e, 46e) Machenaud,.

Carton jaune : 8. Claassen (31e, brutalité)

Paris : 2E Macalou (25e), Daguin (80e+4) ; 1T (25e) Plisson ; 2P (9e, 60e) Plisson.

Cartons jaunes : 11. D. Camara (31e, brutalité), 5. Flanquart (76e, brutalité).

Racing 92 : 15. Goosen ; 14. Rokocoko, 13. Laulala (21. Dussartre 78e), 12. Chavancy, 11. Andreu ; 10. Dambielle (22. Dupichot 57e), 9. Machenaud (cap.) (20. Chauveau 48e) ; 7. Dubarry, 8. Claassen, 6. Masoe (19. Barba 73e) ; 5. F. van der Merwe, 4. Charteris (18. J. Kruger 75e) ; 3. Gomes Sa (23. Tameifuna 54e), 2. Chat (16. Lacombe 54e), 1. Brugnaut (17. Khinchagishvili 54e).

Paris : 15. H. Bonneval ; 14. Arias, 13. Doumayrou (21. Danty mt), 12. Bosman, 11. D. Camara (22. Raisuqe 57e) ; 10. Plisson, 9. Tomas (20. C. Daguin 61e) ; 7. Macalou, 8. Lakafia, 6. Burban (cap.) (19. P. Sio 57e) ; 5. Flanquart, 4. Pyle (18. Gabrillagues 66e) ; 3. Alo-Emile (23. Oléon 68e), 2. Bonfils (16. Sempéré 57e), 1. H. van der Merwe (17. Zhvania 66e)

BUTEURS

Machenaud 1T/1, 2P/4, Goosen 0T/1, 3P/3 ; Plisson 1T/2, 2P/2,.

LES MEILLEURS

Racing 92 : Machenaud, Dambielle, Goosen, Laulala, Chat. Stade français : Macalou, Alo-Emile, Van der Merwe, Arias.

Arnaud Beurdeley
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