Giteau : « Les blagues de Larkham tombent à plat »

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    Giteau : « Les blagues de Larkham tombent à plat »
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Peu avant d’affronter les Pumas en demi-finale du Mondial (dimanche, 17 heures), le truculent trois-quarts centre des Wallabies, Matt Giteau, parle des vannes de son mentor Stephen Larkham, de la belle gueule de Juan Hernandez et du fossé entre hémisphères Nord et Sud…

Comment avez-vous vécu le quart de finale face à l’Écosse (35 à 34) ?

Je crois qu’on a fait preuve d’une grande force de caractère à la fin de cette rencontre. Personnellement, je suis simplement heureux que l’aventure se poursuive quelques jours de plus. La centième cape était quelque chose de sympa, mais je pense que le trophée d’homme du match aurait dû revenir à un autre membre de l’équipe…

Quelles furent les clés de votre victoire en quarts de finale ?

On est très fiers du calme qu’on a su conserver quand ils ont marqué un essai à quatre ou cinq minutes du terme. On a pu les renvoyer dans leur moitié de terrain et leur mettre la pression. Ça nous donne énormément de confiance pour la suite de la compétition…

Quelle est votre opinion sur l’Argentine ?

Ils sont très bons à chaque Coupe du Monde. Les Pumas donnent toujours l’impression de monter d’un cran pour cette compétition. Ils sont incroyablement dangereux, on a vu ce qu’ils étaient capables de faire contre l’Irlande et ils ont aussi poussé la Nouvelle-Zélande dans ses derniers retranchements lors du premier match de poule. Ils ont été excellents à chaque match, disposant assez facilement de leurs adversaires.

Existe-t-il un fossé entre les nations de l’hémisphère Nord et celles de l’hémisphère Sud ?

Non… Je crois que les conditions climatiques ont une grande influence sur le jeu pratiqué. Le Tournoi des Six Nations a lieu en hiver, le ballon est donc plus glissant et plus difficile à contrôler. C’est probablement la raison pour laquelle ça joue plus au près. Mais quand le ballon est sec, on voit ces équipes également tout à fait capables de proposer un jeu rapide. Le week-end dernier, il aurait suffi que le ballon rebondisse une fois différemment pour que les résultats soient totalement différents. Il n’y a pas de si grandes différences que ça entre eux et nous.

Dimanche, à Twickenham, vous retrouverez votre ancien coéquipier au RCT Juan Martin Hernandez. Quel est votre avis sur lui ?

C’est un bel homme. Je n’arrêtais pas de lui dire quand il était à Toulon. (rires) Il a une bonne technique, il est costaud, il est présent en défense et il apporte beaucoup de stabilité à cette équipe. Je sais ce que c’est, de jouer avec lui. Surtout dans les gros matches. C’est un très, très bon joueur, il a confiance en ses moyens et il fait des choses que beaucoup de rugbymen ne peuvent pas faire.

L’entraîneur de votre ligne de trois-quarts n’est autre que l’ancien demi d’ouverture des Wallabies, Stephen Larkham. Que vous apporte-t-il ?

Il nous est très utile. Mais il n’est pas très drôle : il a tenté quelques blagues, elles sont toutes tombées à plat. En revanche, il est très intelligent en ce qui concerne notre organisation, notre jeu et l’analyse des adversaires. Quand il était joueur, il était déjà aussi fort. « Bernie » (le surnom de Larkham, N.D.L.R.) était plutôt du genre silencieux quand il était joueur, mais depuis qu’il est entraîneur il parle beaucoup, il fait bien passer ses messages et la façon dont il dissèque le jeu des équipes est appréciable. On rend aussi plaisir à pratiquer le jeu dynamique et rapide qu’il veut mettre en place.

Marc Duzan
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