Toulon régale, Oyonnax déguste

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    Toulon régale, Oyonnax déguste
Publié le , mis à jour

Les triples champions d’Europe ont réalisé un festival offensif face aux joueurs de l’Ain, dépassés par la vitesse et la vista des Varois (61-3). On se serait cru à Nouvelle-Zélande - France, une semaine plus tôt…

Toulon - Oyonnax 61-3

Par Vincent Bissonnet

Le résumé

Après la frayeur vécue face à La Rochelle lors de la dernière réception, le RCT a une fois encore commis un flagrant faux départ. Pendant dix minutes, le camp varois a été assailli par des visiteurs sans complexe. Un nouvel avertissement sans frais pour les hommes de Bernard Laporte. Les spectateurs de Mayol ont dû attendre douze minutes pour voir leurs favoris lâcher les chevaux sur une contre-attaque gâchée par une passe hasardeuse de Lachlan Turner. Le réveil était tout de même sonné. Piqués au vif, les triples champions d’Europe allaient livrer un festival offensif. Après une succession de temps de jeu et une percée toute en puissance de Josua Tuisova, Mathieu Bastareaud marquait en coin pour son grand retour (15e). Grâce à un bon jeu au pied de pression et aux plaquages dévastateurs de l’ailier fidjien, les Varois ajoutaient deux pénalités dans la foulée (18e, 20e) pour creuser un écart de dix points. Le festival offensif se poursuivait avec un essai de soixante mètres conclu par Juan Smith (23e) et une percussion détonante de Josua Tuisova, sur service en or de Maxime Mermoz (28e). Le bonus offensif en poche, le RCT desserrait son étreinte en fin de première période. Avant d’accélérer de nouveau après la pause. Romain Taofifenua (45e), au terme d’une nouvelle contre-attaque éclair, Delon Armitage (55e), après un précieux travail de Mathieu Bastareaud, Maxime Mermoz (61e) puis Sireli Bobo à deux reprises (74e et 80e) donnaient à la correction des allures de Nouvelle-Zélande — France. Les spectateurs du stade Mayol, enchantés, n’en finissaient plus de jeter les journaux…

Le tournant

Le tableau d’affichage ne ment pas : les visiteurs n’ont pas existé. Ils trouveront tout de même matière à regret au travers de leur entame. Leurs deux incursions dans les cinq mètres varois auraient dû être converties par au moins un essai. Mais ni le pilonnage de leurs avants ni la percée de Quentin Etienne, rattrapé in extremis sous les poteaux, n’ont permis de convertir la domination oyonnaxienne. Des regrets relatifs. Le résultat final n’en aurait sûrement pas été impacté…

Le plus bel essai

Le deuxième essai toulonnais, à la 23e minute, est à montrer dans toutes les écoles de rugby. Sur le renvoi de Nicky Robinson, Maxime Mermoz feinte la passe, crochète et s’enfuit petit côté depuis ses vingt-deux mètres. Le centre trouve Josua Tuisova au relais. Le surpuissant fidjien renverse ses défenseurs. Le jeu rebondit rapidement sur l’extérieur où les Toulonnais, dans l’avancée, se retrouvent en surnombre face à des Oyonnaxiens sur les talons. Juan Smith avance balle en main, feinte la passe pour Delon Armitage et s’infiltre tranquillement entre deux défenseurs. La grande classe, de bout en bout.

Un homme dans le match

Les lignes arrière du RCT, très en vue, offrent l’embarras du choix. Si l’inarrêtable Josua Tuisova a incontestablement marqué les esprits, Maxime Mermoz mérite une attention toute particulière eu égard au contexte. Une semaine après avoir ouvertement critiqué le frileux projet de jeu du XV de France, le centre a ajouté les actes aux paroles. À l’origine de l’essai de Juan Smith avec un joli numéro de soliste (23e), il a offert sur un plateau la troisième réalisation à Josua Tuisova d’un retour intérieur (28e) avant de délivrer une nouvelle offrande à Romain Taofifenua (45e) après une contre-attaque éclair. Le passeur est devenu marqueur à la 61e après une touche à cinq mètres.

La fiche technique

A Toulon – Stade Mayol – Samedi 14 heures – 13 262 spectateurs

Arbitre : M. Minery (Périgord-Agenais).

Evolution du score : 0-3, 7-3, 10-3, 13-3, 16-3, 23-3, 30-3 (mi-temps) ; 35-3, 42-3, 47-3, 54-3, 61-3.

Toulon : 8E Bastareaud (15e), J. Smith (23e), Tuisova (28e), R. Taofifenua (45e), D. Armitage (55e), Mermoz (61e), Bobo (74e, 80 e) ; 6T (16e, 25e, 29e, 56e) Pélissié, D. Armitage (75e, 80e) ; 3P (18e, 20e, 23e) Pélissié.

Carton jaune : Fresia (67e).

Oyonnax : 1P Robinson (10e).

Cartons jaunes : Fa’asavalu (60e), Gunther (67e).

Toulon : 15. D. Armitage ; 14. Tuisova (20. Bobo 60e), 13. Bastareaud, 12. Mermoz, 11. Turner ; 10. Du Plessis (21. Seuteni 67e), 9. Pélissié (22. Tillous-Borde 56e) ; 7. Bruni, 8. S. Armitage (1. Chiocci 67e-77e), 6. J. Smith (cap.) ; 5. R. Taofifenua, 4. Suta (18. Lassalle 56e) ; 3. Stevens (23. Boughanmi 59e), 2. Etrillard (16. Guirado 56e), 1. Chiocci (17. Fresia 56e).

Oyonnax : 15. Etienne ; 14. Tian, 13. Boussès, 12. Hansell-Pune (cap.), 11. Tawalo ; 10. Robinson (21. Lespinas 25e), 9. Weepu (20. Cibray mt) ; 7. Fa’asavalu, 8. Ma’afu (19. Wannenburg 49e), 6. Gunther ; 5. Ursache (18. Robson 49e), 4. Power ; 3. Pungea (23. Clerc 56e), 2. Maurouard (16. Bordes 49e), 1. Tonga’uiha (17. Wright 56e).

LES BUTEURS

Pélissié : 4T/5, 3P/3. Du Plessis : 0T/1. D. Armitage : 2T/2. Robinson : 1P/1.

LES MEILLEURS

À Toulon, Tuisova, Pélissié, J. Smith, Mermoz, Bastareaud, Suta, D. Armitage.

Vincent Bissonnet
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