Bouet, Capendéguy, Bergès-Cau, ne les oublions pas

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    Bouet, Capendéguy, Bergès-Cau, ne les oublions pas
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Un peu moins connus et un peu moins célébrés, ils n’ont pas eu le temps de devenir de jeunes ex-internationaux.

C’est vrai le grand public les a un peu oubliés. Raison de plus pour leur rendre hommage. Ils s’appelaient René Bergès-Cau, Dominique Bouet, Jean-Michel Capendéguy. le plus proche de nous, ce fut Dominique Bouet, pilier ou talonneur de l’US Dax formé comme les frères Boniface à Montfort en Chalosse, horrible clin d’œil de l’Histoire. Il trouva la mort à la fin d’une tournée du XV de France en Australie, lors d’une escale festive en Nouvelle-Calédonie. C’était en 1990. Un malaise i le laissa inanimé dans une chambre où il fut découvert par son partenaire Bob Heyer. Jamais le XV de France n’avait perdu ainsi quelqu’un en route. Un drame terrible. Le destin de Jean-Michel Capendéguy fut aussi très cruel. Ce basque émigré à Bordeaux après un passage à Toulon trouva la mort à quelques jours d’un match France-Ecosse pour le quel il était sélectionné en 1967. Il comptait déjà deux capes, une carrière d’ailier sprinteur s’offrait à lui. Patrice Lagisquet lui fut souvent comparé à ses débuts et à Bègles on trouve encore des anciens joueurs pour nous narrer sa démarche magnifique quand il débarquait à l’entraînement comme un jeune premier de cinéma. René Bergès-Cau ne connut qu’une sélection, en 1976 contre l’Angleterre, entré à la 37e minute en remplacement de Jean-Michel Aguirre. Il était d’un excellent joueur de club, hérita de l’école lourdaise jusque dans sa vie professionnelle puisqu’il était hôtelier, comme la plupart des cadres de la génération dorée. Il trouva la mort à 33 ans, il avait eu le temps de montrer l’étendue de son talent au petit monde du rugby français.

Jérôme Prévot
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