Damien Traille, centre de Pau : «Simon n’a rien changé »

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    Damien Traille, centre de Pau : «Simon n’a rien changé »
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Damien Traille ne veut pas céder à la panique après la défaite contre Brive. Il assure que son équipe s’est préparée de la même manière pour ce déplacement déjà capital à Oyonnax.

Avez-vous ressenti cette semaine le besoin de dissiper le malaise qui s’est installé après Brive ?

L’équipe a ressenti le besoin d’évacuer au plus vite ce revers afin de ne pas se polluer l’esprit avec ça.

Simon Mannix a-t-il haussé le ton ?

Je sentais qu’il bouillonnait de l’intérieur. Mais malgré son agacement bien perceptible, il a essayé de rester positif. Il n’a pas du tout aimé la manière dont cela s’est passé face à Brive. Comme tout manager étranger, il a aussi cette faculté et cette force à te faire basculer au plus vite sur autre chose.

Aurions-nous tendance en France à nous autoflageller ?

J’ai connu une époque où quand l’équipe faisait un mauvais match, derrière la séance vidéo n’en finissait plus. Les entraînements montaient en engagement et en intensité. Je trouve que cela ne sert à rien d’en faire plus surtout quand tu connais ton système de jeu. Mieux vaut garder de la fraîcheur physique et mentale pour être bon le match suivant. Cette semaine, Simon n’a en rien changé la manière dont il fonctionne.

De par votre expérience, n’avez-vous pas une certaine légitimité à vous exprimer ?

Julien Fumat est le capitaine de cette équipe. En plus, c’est un joueur du cru. Si les choses sont bien dites, je ne vois pas pourquoi j’aurais à intervenir. Je ne parle jamais sur un coup de tête. Je le fais toujours en étroite collaboration avec le capitaine. Par expérience, quand tout le monde s’exprime cela peut vite devenir la cacophonie. Respectons déjà les consignes mises en place par notre staff.

Pourtant, vous pourriez rassurer vos partenaires tant la Section semble depuis ce début de saison jouer avec un frein à main…

Sauf que l’an dernier, sans dénigrer le Pro D2, le niveau n’était absolument pas le même. Beaucoup de mes coéquipiers ont été surpris par la vitesse du jeu en Top 14. C’est toutefois râlant de voir que lorsque l’équipe a décidé d’un peu jouer face à Brive, elle n’était pas ridicule. Nous avions su plusieurs fois traverser le terrain. Ce groupe doit prendre conscience de ses moyens et surtout garder confiance. Je suis persuadé que cette équipe est pleine de bonnes intentions. Reste à les reproduire sur le terrain.

Sans ballons comme le week-end dernier, ce discours sera difficile à mettre en pratique…

Je ne veux surtout pas jeter la pierre à nos avants. Ils sont les premiers malheureux de cette situation. Dès fois, tu peux charger devant, d’autres fois, il arrive que le buteur ne soit pas en réussite… Mais cela fait partie du jeu et du rugby. Toute l’équipe a à cœur lors de ce déplacement à Oyonnax de se rattraper du faux pas contre Brive.

Veuillez trouver la suite cet entretien dans le numéro du Midi Olympique de ce vendredi.

Jérôme Fredon
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