La tension monte

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Entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie persiste une rivalité vieille de plus d’un siècle. Et à quelques heures de la finale, c’est tout le Royaume-Uni qui s’embrase.

Cette finale entre cousins du grand Sud s’annonce intense. Et il suffit de jeter un œil à la campagne de presse lancée par les Australiens cette semaine (le capitaine néo-zélandais Richie McCaw y fut comparé à un ver de terre menant une armée de moutons…) pour comprendre qu’entre les vainqueurs du dernier Four Nation (les Wallabies) et leurs dauphins (les All Blacks), le combat n’aura rien d’une récréation. Eddie Jones, sélectionneur des Wallabies de 2001 à 2005 et aujourd’hui gourou du Japon, analyse : « La Nouvelle-Zélande a toujours comparé l’Australie à un petit frère en apprentissage, un sparring-partner prometteur, mais clairement inférieur. La rivalité qui existe entre nos deux pays est immense, comparable à celle qui persiste au fil des siècles entre la France et l’Angleterre. » Aurait-on pu rêver d’une plus belle finale ? Ce Mondial 2015, constellé d’attaques et d’essais, considéré comme le plus beau de l’histoire, aurait-il vraiment pu accoucher d’une autre opposition ? En début de semaine, le trois-quarts centre argentin nous confiait à ce sujet : « Je regrette d’avoir perdu en demi-finale contre l’Australie. C’est une douleur intense, horrible. Mais je suis aussi conscient que la finale s’annonçant entre les All Blacks et les Wallabies sera la plus ouverte et la plus belle de l’histoire du Mondial. »

Suspens garanti

Alors, les champions du monde en titre sont-ils invincibles ? Au fur et à mesure que l’événement le plus attendu de ces quatre dernières années approche, l’opinion semble se persuader du contraire, outre Manche. D’abord, parce que l’immense John Eales - capitaine des champions du monde australiens en 1999- a solennellement décrété que David Pocock, Michaël Hooper et Scott Fardy formaient la meilleure troisième ligne du monde. Ensuite, parce que les stats australiennes (26 essais depuis le début du Mondial, 4,33 essais en moyenne par match) affolent les compteurs. Enfin, parce que leur défense (42 ballons récupérés dans le jeu au sol et 85 % de plaquages réussis) est simplement effrayante. Ouverte, belle et plus indécise que toutes celles l’ayant précédée, cette finale s’annonce en tout point palpitante.

Marc Duzan
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