Felipe Berchesi : « Le Mondial m’a permis de progresser »

L’ouvreur international uruguayen (24 ans, 18 sélections) connaît une actualité bien chargée entre le Mondial qu’il a disputé avec les Teros et son arrivée à Carcassonne il y a deux semaines alors qu’il évoluait à Chambéry en Fédérale 1 la saison dernière. Vendredi soir, pour son premier match, il a inscrit les quinze points de la victoire audoise contre Bourgoin.

Comment analysez-vous votre premier match et première victoire avec l’US Carcassonne à Albert-Domec ?

C’était un match un peu compliqué, on n’a pas bien joué contre Bourgoin mais nous avons gagné, c’est le plus important. Pour ma part, il faut encore que j’assimile tous les schémas de jeu et que j’apprenne à jouer avec mes nouveaux partenaires mais cela va venir.

Vous vous sentez à l’aise dans ce groupe depuis votre arrivée ?

C’est une nouvelle expérience pour moi. Je suis arrivé il y a deux semaines à Carcassonne. J’étais un peu blessé à l’épaule et au genou après la Coupe du monde, de ce fait je n’ai pas pu jouer ni contre Lyon ni contre Aix-en-Provence. J’ai fait de la rééducation et j’ai participé aux entraînements. Toutefois, j’ai tenu à faire les deux déplacements avec l’équipe, pour vivre des moments collectifs et pour m’intégrer le plus rapidement possible dans le groupe.

Vous avez un regard neuf sur votre nouvelle équipe, comment la jugez-vous ?

Il y a vraiment un très bon potentiel dans cette équipe, mais on manque de confiance en ce moment. J’ai quand même envie de dire que l’on va aller gagner à Béziers vendredi (rires).

Enfin, votre expérience avec l’Uruguay en Coupe du monde vous a-t-elle permis de progresser à titre personnel ?

Nous avons eu une grande chance de pouvoir disputer cette Coupe du monde, et en plus de jouer contre quatre équipes parmi les meilleures au monde. Nous sommes très contents et très fiers de ce que nous avons fait. Ce qui est bizarre, c’est que nous avons tout perdu certes, toutefois je crois effectivement que le Mondial m’a permis de progresser. Tout simplement parce que le rythme et la vitesse de jeu en Coupe du monde sont bien plus élevés qu’en Pro D2. J’ai pu en faire l’expérience vendredi soir. Je suis donc plus à l’aise sur le terrain pour prendre des décisions. Propos recueillis par M. L.