France - Angleterre : le match

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Français et Anglais sont les deux grands perdants du dernier Mondial. Ce sont pourtant, à la veille du début de la Coupe d’Europe, les deux nations qui présentent le plus de clubs capables de dominer la compétition continentale.

Toulon — Bath, Leicester — Stade français ou Saracens — Toulouse. Voilà les trois duels qui vont lancer, dès ce week-end lors de la première journée de Coupe d’Europe, l’affrontement qui s’annonce entre Français et Anglais sur la scène européenne. Depuis trois ans désormais, les deux nations dominent la compétition continentale. Certes, c’est le RCT qui vient d’aligner un triplé historique mais les Saracens ont à chaque fois et au minimum été au rendez-vous des demi-finales. L’équipe londonienne, encore invaincue cette saison, qui demeure le chef de file de la troupe anglaise et qui cherchera à le prouver ce samedi contre un Stade toulousain (et ses quatre titres européens toujours inégalés) en reconquête. Surtout, la rivalité franco-anglaise est appelée à s’accroître. Plusieurs raisons. À commencer par l’ambition perpétuée de Toulon, comme le prouve une nouvelle fois son recrutement quatre étoiles et les arrivées de Ma’a Nonu, Quade Cooper ou Duane Vermeulen, encore favori de cette Champions Cup. Clermont, qui reste sur quatre présences dans le dernier carré d’affilée, ne cache pas non plus son objectif, lequel est de décrocher enfin un titre européen.

Un blason à redorer

Mais, cette fois, les adversaires semblent de mieux en mieux armés outre-Manche. Le meilleur exemple ? Bath et son richissime propriétaire Bruce Craig. Grâce notamment à l’évolution du règlement domestique qui permet de compter deux joueurs hors salary cap au sein de leur effectif, les clubs les plus fortunés – tels Bath bien sûr mais aussi Northampton et les Saracens -, concurrencent clairement les Français sur le marché des transferts. Le cas Louis Picamoles, qui rejoindra les Saints la saison prochaine, est éloquent et il est loin d’être isolé. Voilà qui pimente encore la lutte entre les meilleures nations ennemies. Deux nations qui ont tout intérêt à redorer leur blason et leur image car elles partagent un autre point commun. Bien moins glorieux celui-ci puisque ce sont les deux grandes déceptions de la dernière Coupe du monde. Le XV de la Rose, chez lui, n’a même pas passé la phase de poule, quand les Bleus ont sûrement pratiqué le jeu le plus pauvre de la compétition avant de se faire humilier en quart de finale par les Blacks. Mais au contraire des nations celtes, la France et l’Angleterre possèdent aujourd’hui un rugby de clubs plus fort et puissant que celui national.

Jérémy Fadat
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