Azam : les raisons d’une éviction

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    Azam : les raisons d’une éviction
Publié le , mis à jour

Mis à pied ce matin par les dirigeants d’Oyonnax, Olivier Azam n’est plus le manager d’Oyonnax. Une décision qui peut paraître brutale, mais qui n’est finalement que la conséquence logique d’une greffe qui n’a absolument pas pris.

Cinq mois. Allez, six tout au plus si l’on estime que l’USO, surprenant barragiste de Top 14 l’année dernière, a repris la saison à la fin du mois de juin. Le mandat de l’ancien entraîneur de Lyon n’aura finalement pas duré longtemps, d’autant que le technicien avait signé un contrat courant sur trois saisons. L’addition va être salée pour l’USO, si la mise à pied se transforme en licenciement, mais la rupture était nécessaire… Même si le club de l’Ain s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire en disputant son premier match de Coupe d’Europe. Alors, comment expliquer cette subite mise à pied ? C’est simple, la greffe n’a pas pris. Fort de son expérience, Olivier Azam a tout d’abord voulu faire table rase du passé : pas uniquement sur le plan du jeu, où chaque entraîneur veut légitimement imposer sa patte, mais surtout sur un groupe qui disposait déjà d’un vécu immense. C’est ainsi que les cadres d’hier, véritables piliers du groupe oyonnaxien, se sont vus relégués du jour au lendemain au rang de simples sparring-partners. D’autres, qui manquaient de temps de jeu mais qui revêtaient une importance humaine au sein du groupe, ont été totalement mis de côté, se voyant signifier en tout début de saison que leurs chances de jouer étaient nulles. Pourtant, le club de l’Ain savait où il allait : vers une saison de tous les dangers dans laquelle il serait attendu au tournant, privé de ses Mondialistes (tous cadres de l’effectif par ailleurs), avec un terrain synthétique mettant les adversaires de l’USO dans les conditions idéales pour développer leur jeu, et surtout une saison comportant un marathon de seize matchs en son milieu. Face à ce défi majuscule, il aurait peut-être été judicieux de s’appuyer sur les fondations qui avaient déjà été bâties. En voulant construire un nouvel édifice en un temps record, Olivier Azam n’a fait que déstabiliser un groupe qui cherchait son équilibre après le départ d’un staff composé par le trio Urios-Charrier-El Abd et qui l’avait marqué à blanc.

Simon Valzer
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