Ils rêvent toujours en Bleu...

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    Ils rêvent toujours en Bleu...
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Des sélections qui se comptent sur le doigt de la main, beaucoup de joueurs en activité comptent quelques sélections sous le maillot Bleu. Si certains ne peuvent raisonnablement plus espérer retrouver le XV de France, ce n’est pas le cas pour d’autres. Toujours est-il que quelque soit le nombre de capes, porter ce maillot est une fierté et une récompense pour tous.

L’esprit de cet article n’est absolument pas de tourner en ridicule d’éventuels « petits internationaux » qui jouent encore actuellement, mais au contraire de rappeler que ces hommes ont eu l’honneur de porter le maillot floqué du coq français durant leur carrière. Ces sélections sont bel et bien venues récompenser la qualité de leurs performances à un moment donné. Nous ne serons pas exhaustifs tant l’ère rugbystique moderne a permis de multiplier le nombre d’internationaux de par les tournées d’été notamment. De ce fait, le championnat de Pro D2 compte par exemple dans ses rangs plusieurs internationaux français qui comptent moins de cinq sélections. À l’image de l’actuel capitaine tarbais Jérôme Schuster, âgé de trente ans qui a porté à deux reprises le maillot français en 2010, lorsqu’il faisait partie de l’équipe catalane championne de France. Tout comme Benjamin Noirot, l’actuel talonneur biarrot, qui a connu sa première et unique sélection en même temps que Schuster en novembre 2010 contre les Fidji, pour pallier la blessure de William Servat. On pense également à Jean-François Coux (34 ans, 2 sélections), le Berjallien a notamment participé au célèbre match contre les All Blacks durant lequel Sébastien Chabal, éteignit Chris Masoe sur un plaquage et cassa la mâchoire d’Ali Williams. Ce jour-là, d’autres joueurs évoluant actuellement en Pro D2 étaient de la partie comme Nicolas Durand (33 ans, 2 sélections), Nicolas Laharrague (34 ans, 2 sélections) ou encore Benjamin Thiéry (31 ans, 4 sélections).

Par ailleurs, d’autres jouent encore en Top 14, à l’instar de Jean Bouilhou (36 ans, 2 sélections). Certainement l’un des troisièmes lignes français les plus talentueux des quinze dernières années, pierre angulaire du Stade toulousain, il compte très peu de sélection notamment parce que la concurrence à son poste en sélection fut redoutable (Harinordoquy, Magne, Betsen, Dusautoir, Bonnaire…). On se rappellera aussi de Julien Tomas, les Arnaud Mignardi et Méla, ou encore Yannick Caballero et Ibrahim Diarra entre autres. Plus récemment, Philippe Saint-André a donné sa chance au pilier Daniel Kotze, à l’époque redouté en mêlée fermée. D’origine sud-africaine, le staff recherchait à l’époque des suppléants à Nicolas Mas. Il n’a disputé qu’un seul match contre les Néo-Zélandais en 2013 et on ne l’a plus revu depuis… Le pilier clermontois semble avoir laissé passer le train tant Rabah Slimani ou encore Uini Atonio et certains jeunes comme le Toulousain Dorian Aldegheri semblent incarner l’avenir à ce poste. PSA avait aussi fait appel à Yvan Watremez, lors de sa première année de mandat, le pilier gauche de Montpellier, compte 1 sélection à 26 ans, s’il ne semble pas être le meilleur pilier gauche français actuellement, il n’est pas dénué de talents et il est connu que les piliers se bonifient avec l’âge. De ce fait, tout comme lui plusieurs internationaux français évoluant en Top 14 pourraient avoir un destin furtif en XV de France ou au contraire retrouver les sommets du rugby français.

Ils pourraient à nouveau connaître les joies la sélection

D’autres joueurs plus jeunes ont fait quelques apparitions sous le maillot français et ne l’ont plus reporté depuis, à cause de blessures, ou de baisses de performances momentanées ou tout simplement parce que leur sélection est venue peut-être trop prématurément. Toujours est-il que ces joueurs ont moins de 30 ans et représentent certainement l’avenir du XV de France et de l’ère Novès. On pense ici à Raphael Lakafia (27 ans, 3 sélections) sélectionné surprise de la Coupe du monde 2011 par Marc Lièvremont, il compte trois sélections, toute en tant que titulaire, dont deux en Coupe du monde contre le Japon et le Tonga. Après cela, Philippe Saint-André n’a jamais fait appel à lui. Cependant, l’ancien biarrot a été un des hommes de base du titre de champion de France 2015 du Stade Français. Son arrivée dans le club de la capitale en 2014, lui a permis de prendre une autre dimension. Antoine Burban (28 ans, 3 sélections), son compère parisien en troisième ligne, compte lui aussi trois sélections sous l’ère PSA, une lors du Tournoi 2014 et deux lors de la tournée d’été en 2014. Para ailleurs, l’ancien sélectionneur avait tenté de lancer des jeunes joueurs dans le grand bain international comme Christopher Tolofua (21 ans, 4 sélections), Jonathan Pélissié (27 ans, 1 sélection). Les performances actuelles de ces deux derniers, si elles venaient à se pérenniser, leur permettront sûrement de frapper à nouveau dans l’œil du sélectionneur. Tout comme Félix Le Bourhis (27 ans, 1 sélection), le Bordelais qui retrouve son meilleur niveau, avait été sélectionné lors de la tournée en Australie, et n’avait pas convaincu le staff. Cependant, il faut se rappeler qu’il avait été placé à l’aile, un poste qui est loin d’être son poste de prédilection… Enfin on se souvient des deux novices qui ont été lancés la saison dernière, à savoir Charles Ollivon (22 ans, 2 sélections) et Teddy Thomas (22 ans, 4 sélections, 4 essais). On se souviendra du départ tonitruant de Teddy Thomas avec un triplé contre les Fidji pour sa première sélection et un essai décisif contre l’Australie en novembre 2014. Cependant, PSA ne les a finalement pas amenés au Mondial, mais il y a fort à parier qu’ils retrouveront le XV de France d’ici peu. En revanche, si ce n’est pas le cas, Teddy Thomas et tous les autres que nous avons évoqués feront réellement partie de ces internationaux furtifs. M. L.

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