Dimanche, on joue

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Après le report de nombreuses rencontres, notamment en Ile-de-France, en raison des attentats survenus vendredi soir à Paris, les responsables de la FFR ont décidé de reprogrammer ces rencontres dès ce week-end.

La décision avait été prise dans la nuit de vendredi à samedi par le comité interministériel de crise, en raison des attentats perpétrés quelques heures plus tôt à Paris. Cette décision de suspendre toutes les compétitions sportives prévues samedi et dimanche en Ile-de-France a même été étendue à l’ensemble du territoire par certaines fédérations et organisateurs. Ce fut le cas pour le basket ou encore le volley. Quant au rugby, si la FFR a bien annulé les rencontres programmées en Ile-de-France conformément aux prescriptions ministérielles, elle a maintenu les autres matchs sur le reste du territoire. « Le danger est le même aujourd’hui ou demain, expliquait samedi dernier Alain Doucet, secrétaire général de la Fédération. Nous voulons que ces matchs se jouent dans la fraternité, dans l’union sacrée, au nom des valeurs de notre sport. Nous souhaitons que les gens du rugby se retrouvent, échangent, discutent. Nous voulons que les éducateurs fassent leur boulot d’un point de vue social. » Évidemment, une minute de silence a été respectée à la mémoire des 129 victimes de ces attentats.

« Faire rejouer dès la première date de libre »

Au final, « seules quatre-vingts rencontres environ ont été reportées », assure George Duzan, vice-président de la FFR, en charge du rugby amateur. Ces rencontres ne concernent pas que l’Ile-de-France puisque « Nous avions aussi laissé le choix aux mairies ou aux préfectures de suspendre les manifestations sportives », explique encore George Duzan. Ces rencontres seront donc rejouées dès ce week-end. La décision de la FFR a été prise très rapidement et les clubs ont été avertis. « Notre politique est de faire rejouer les rencontres reportées à la première date de libre, souligne George Duzan. En l’occurrence, pour de nombreuses compétitions, la première date de libre tombe le week-end prochain. » Et ce dernier d’ajouter : « Les gens ne comprennent pas toujours pourquoi nous laissons des dates de libre dans le calendrier. Mais, c’est tout simplement pour faire face à ce genre d’événements. Pour information, tous les ans, 10 % des matchs sont remis, toutes compétitions confondues. Parfois, c’est en raison de l’épidémie de grippe, parfois, c’est à cause d’un volcan en éruption. Malheureusement, cette fois-ci, c’est en raison d’un événement dramatique. » C’est pourquoi, une minute de silence en mémoire des victimes devrait être une nouvelle fois respectée.

Arnaud Beurdeley
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