L’heure de Plisson ?

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    L’heure de Plisson ?
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Il aurait pu être l’ouvreur du XV de France lors du dernier Mondial. Son épaule gauche en a décidé autrement. Jules Plisson pourrait donc enfin se voir confier les clés de l’équipe de France.

Ses larmes, ce vendredi soir du mois d’avril sur la pelouse du stade Jean-Bouin, avaient ému le monde du rugby. Jules Plisson, 23 ans, avaient deux objectifs au début de la saison dernière : réussir à se qualifier enfin pour les phases finales du Top 14 avec le Stade français et convaincre le sélectionneur du XV de France Philippe Saint-André de l’emmener en Angleterre en septembre prochain pour disputer la Coupe du monde. Deux objectifs, deux rêves de gamins pour l’enfant de Boulogne-Billancourt qui se sont écroulés sur un seul impact, celui de Corey Flynn sur son épaule gauche. Sur ce coup de boutoir, le talonneur néo-zélandais du Stade toulousain l’enterre alors lui et ses illusions. L’épaule gauche en vrac, totalement sortie de son logement. Plisson ne jouera pas la phase finale du Top 14, ni la Coupe du monde. Longtemps, il a espéré pouvoir traverser la Manche avec les Bleus. Le sélectionneur Philippe Saint-André a entretenu lui-même cet espoir lors de l’annonce des 36 joueurs retenus. Seulement voilà, aucune ambiguïté dans la convention liant la FFR et la LNR. Il n’était question que de trente-six joueurs, pas trente-sept, mis à disposition du staff tricolore.

Ses liens avec Jeff Dubois

Depuis, Jules Plisson a retrouvé le chemin de la compétition avec son club, sacré champion de France sans lui. Il n’en dit rien, mais retrouver aussi l’équipe de France, il en crève d’envie. Lui qui avait fêté sa première titularisation dans le Tournoi 2014 face à l’Angleterre a mal vécu d’avoir loupé le Mondial anglais. Alors, il s’est remis au boulot. Sans rien dire. Au fond de lui, il sait qu’il pourra probablement compter sur un allié de poids. Et pour cause. Si Plisson a atteint ce niveau ces deux dernières saisons, il le doit évidemment à sa force de travail. Mais pas seulement. Deux hommes ont beaucoup compté pour lui. Le premier, c’est le directeur sportif du Stade français Gonzalo Quesada. Ce dernier n’a pas hésité à lui confier la direction du jeu parisien, quand bien même le Sud-Africain Morné Steyn avait rejoint les rangs du club stadiste. Le deuxième, c’est Jeff Dubois, véritable mentor du jeune blondinet. Entre ces deux-là, le courant est très vite passé. Dubois aime le jeu de mouvement, Plisson aussi. L’ancien ouvreur du Stade toulousain a d’ailleurs longtemps été le meilleur avocat de Plisson auprès de Philippe Saint-André et ses deux adjoints Yannick Bru et Patrice Lagisquet. Sera-t-il encore son avocat auprès de Guy Novès ? Se poser la question, c’est peut-être déjà y répondre un peu. À condition, évidemment, que l’ouvreur du Stade français affiche un niveau de performance convainquant et régulier.

Arnaud Beurdeley
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