Le Racing à mi-temps

  • Le Racing à mi-temps
    Le Racing à mi-temps
Publié le , mis à jour

Dans une rencontre qui s’est principalement débridée en seconde période, le Racing 92 a logiquement remporté un précieux succès face au Stade toulousain. Les dix minutes d’infériorité numérique en raison du carton jaune de Maestri ont coûté chers aux Rouge et Noir.

Racing 92 — Toulouse 28-13

Par Arnaud Beurdeley

Le résumé du match

Heureusement, un match de rugby se joue en deux mi-temps. Car les quarante premières minutes de cette rencontre se sont révélées, sur le plan offensif, d’une grande pauvreté. Ni franchissement, ni imagination. Les défenses ont véritablement pris le pas sur les attaques. Il aura fallu attendre la 36e minute de la rencontre pour voir Colombes se réveiller par la grâce d’une course chaloupée de l’arrière racingman Johan Goosen. Et dans la continuité de cette belle relance, le Racing 92 profitait d’une erreur de Tekori, perdant un ballon dans un ruck, pour inscrire le premier essai de la rencontre grâce à Henry Chavancy (39e). En seconde période, les deux équipes, un peu plus inspirées offensivement se sont livrées à une course-poursuite, le Racing dominant les débats notamment en raison de la densité physique de ses avants. Aux deux essais de trois-quarts des Toulousains (Clerc et Bonneval), les Racingmen inscrivaient deux essais tout en puissance (Szarzewski et Masoe).

Le tournant du match

Comme toujours, l’indiscipline se paie cash au plus haut niveau. Yoann Maestri le sait mieux que personne. Malheureusement, le deuxième ligne toulousain, coupable d’un plaquage haut sur l’ailier racingman Joe Rokocoko, a été sanctionné d’un carton jaune (59e), laissant ses partenaires en infériorité numérique durant dix minutes alors que le Stade toulousain venait de recoller au score (13-8). Conséquence : dans la minute suivante, le Racing 92 sur une pénal touche parfaitement maîtrisée, envoyait son capitaine Dimitri Szarzewski derrière la ligne d’essai. Le club des Hauts-de-Seine s’offrait ainsi une avance confortable (18-8, 60e). À noter toutefois que durant cette période d’infériorité numérique, le Stade toulousain a tout de même inscrit un essai.

Le plus bel essai

Vincent Clerc n’a peut-être plus vingt ans, mais il a encore des jambes de feu. Pour le coup, ce n’est pas sa vitesse qui a fait la différence sur cette action de la 53e minute. Assurément, c’est son punch qui lui a permis d’inscrire le premier essai de son équipe. Malgré le retour de plusieurs défenseurs, Clerc s’est défait des plaquages adverses avec une agressivité et une volonté remarquable. L’ailier du Stade toulousain achevait ainsi un travail tout en puissance de la part de ses avants, après une très belle prise de balle en fond d’alignement du troisième ligne Gray.

L’homme du match

Ce n’est peut-être pas le joueur que l’on voit le plus balle en mains, mais force est de reconnaître que l’activité du deuxième ligne du Racing 92 Luke Charteris s’est révélé extrêmement précieuse. L’international gallois, qui a annoncé la semaine dernière qu’il quitterait le club francilien à la fin de la saison, a réalisé une performance dans la droite lignée de sa récente Coupe du monde. Non seulement il a survolé l’alignement ciel et blanc mais il aussi su parfaitement lire les annonces toulousaines, chipant notamment un ballon important en première mi-temps. Sa capacité de déplacement lui a permis d’être souvent le premier sur les zones de combat au sol et ses plaquages agressifs ont régulièrement permis à son équipe de défendre en avançant.

La fiche technique

A Colombes — Samedi 14 h 45 — 11 689 spectateurs

Arbitre : M. Lafon (LYO)

Evolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 13-3 (MT) ; 13-8, 18-8, 18-13, 25-13, 28-13

Racing 92 : 3 E Chavancy (39e), Szarzewski (60e), Masoe (69e) ; 2T (40e, 70e), 3P Machenaud (21e, 29e, 75e)

Stade toulousain : 2 E Clerc (54e), A. Bonneval (64e) ; 1 Flood (24e)

Racing 92 : 15. Goosen (22. Dulin, 75e) ; 14. Rokocoko, 13. Chavancy, 12. Dumoulin (21. Laulala, 63e), 11. Imhoff ; 10. Tales, 9. Machenaud (20. Phillips, 75e) ; 7. Nyanga, 8. Masoe (19. Claassen, 75e), 6. Lauret ; 5. Van der Merwe (18. Carizza, 65e), 4. Charteris ; 3. Tameifuna (23. Gomes Sa, 55e), 2. Szarzewski (cap.) (16. Chat, 61e), 1. Ben Arous (17. Brugnaut, 55e)

Stade toulousain : 15. Médard (21. McAlister, 9e) ; 14. Clerc, 13. David (22. A. Bonneval, 62e), 12. Fickou, 11. Matanavou ; 10. Flood, 9. Doussain (20. S. Bézy, 32e-35e ; 47e) ; 7. Gray, 8. Picamoles, 6. Camara (19. Lamboley, 72e) ; 5. Tekori (18. Maka, 60e), 4. Maestri (cap.) ; 3. Tialata (23. Johnston, 47e), 2. Flynn (16. Marchand, 47e), 1. Steenkamp (17. Baille, 47e)

Les meilleurs

Racing 92 : Charteris, Dumoulin, Lauret, Chavancy

Stade Toulousain : Clerc, Camara, Gray

Les buteurs

Machenaud 3P/3, 2T/3

Flood 1P/1, 0T/2

Arnaud Beurdeley
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?