Usap : le souffle de la colère

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    Usap : le souffle de la colère
Publié le , mis à jour

Toujours convalescents, les Usapistes retrouvent le chemin du succès après cinq journées et sept semaines sans victoire. Un collectif renaît de ses cendres et se forge une âme. Solides en conquête et agressifs en défense, ils ont renoué avec leurs forces du début de saison après l’humiliation narbonnaise. Le groupe assume enfin ses responsabilités suite à la mise à l’écart de Grégory Patat et l’arrivée de Philippe Benetton lundi. Aurillac, trop gestionnaire et indiscipliné enchaîne une deuxième défaite consécutive à l’extérieur après Carcassonne.

Perpignan — Aurillac 34-19

Par Julien Louis

RÉSUMÉ

Une partie de ping-pong rugby. Ainsi pourraient être résumées les quarante premières minutes de cette opposition, placées sous le signe de l’occupation au pied. Aurillac gérait son avance au score acquise grâce à la botte de Petitjean et Perpignan tentait de son côté de mettre de la pression sur ses adversaires par des chandelles rarement maîtrisées. L’Usap changeait ensuite de philosophie de jeu, en s’appuyant sur un rugby direct et frontal pour accroître sa possession. Et marquer physiquement les Aurillacois sur mauls. Une stratégie payante malgré de multiples erreurs techniques, car elle amena indirectement la première réalisation d’Artru (voir le tournant). Au retour des vestiaires, les locaux inscrivent un nouvel essai et Aurillac aura donc encaissé quatorze points en infériorité numérique (deux cartons jaunes). Avant que les Catalans ne s’adjugent le bonus offensif suite à un dégagement contré de Petitjean et converti par Kulemin. Un point perdu (essai de Pelissié pour Aurillac), puis regagné à deux minutes de la fin grâce à Karl Château ! L’Usap est relancée.

LE TOURNANT

Maituku coûte sept points à Aurillac et libère l’Usap. Alors que le premier acte est sur le point de se conclure, Perpignan avance sur maul suite à une superbe pénaltouche trouvée par Selponi. Latuka Maituku écroule le groupé pénétrant en entrant sur le côté et se fait logiquement sanctionner, à la vue de son geste et de l’indiscipline de son équipe. Les Catalans choisissent la mêlée et récoltent un avantage suite à la poussée. Le demi de mêlée Tom Ecochard sort le ballon sur le fermé et sert Yohann Artru. L’ailier résiste au retour de deux défenseurs pour inscrire le premier essai de la rencontre en coin, transformé par son numéro neuf. Crispés jusqu’alors, les coéquipiers du capitaine Chateau exultaient comme s’ils avaient gagné. Le début de la rébellion catalane.

LES SECTEURS FORTS

Si Perpignan a réussi à marquer quatre essais, c’est avant tout grâce à deux secteurs dominateurs : la défense et les mauls. Très bien organisés dans leur redistribution défensive et très agressive sur l’homme, les Catalans ont étouffé les Aurillacois. Et n’ont cédé qu’à une reprise en fin de rencontre. Retrouvés en conquête, notamment en mêlée après la fessée narbonnaise (3 essais, 9 pénalités concédées et 2 cartons jaunes reçus à Narbonne), ils ont surtout été impressionnants sur groupés pénétrants. Une phase de jeu sur laquelle les Sang et Or ont constamment avancé, entraînant le premier carton jaune aurillacois.

LES HOMMES DU MATCH

Karl Chateau, le capitaine courage. Le numéro huit fut omniprésent sur le terrain et offrit le bonus offensif à son équipe en fin de match. Un leader brillant par son exemplarité et son sens tactique. Précieux dans le combat par sa pugnacité, sa capacité de déplacement a également été essentielle dans le jeu courant. Autre jeune usapiste impressionnant face Aurillac : Alan Brazo. Très à l’aise dans les airs, le flanker fut également déterminant pour enrayer le jeu au pied du métronome Petitjean. Il amenait le premier temps fort catalan en première période avant d’être à l’origine du troisième essai de son équipe signé Kulemin, grâce à un contre rageur. Château et Brazo, les deux leaders de la jeunesse dorée de Perpignan.

LA FICHE TECHNIQUE

À Perpignan – Vendredi 19h – 5 386 spectateurs

Arbitre : M. Mallet (Bourgogne)

Évolution du score : 0-3, 3-3, 3-6, 3-9, 6-9, 11-9, 13-9 (MT) ; 20-9, 20-12, 27-12, 27-19, 34-19

Perpignan : 4E Artru (40e), de pénalité (50e), Kulemin (64e), Chateau (78e) ; 4T Ecochard (40e, 50e, 64e, 78e) ; 2P Bousquet (8e), Ecochard (35e)

Carton jaune : Kulemin (74e)

Aurillac : 1 E Pelissié (75e) ; 1T Petitjean (75e) ; 4P Petitjean (6e, 11e, 27e, 54e)

Cartons jaunes : Maituku (40e), Hezard (44e)

Non entré en jeu : 22. Luatua

Perpignan : 15. Bousquet (22. Farnoux, 65e) ; 14. Artru, 13. Mafi, 12. Torfs (21. Nawaqatabu, 70e), 11. Pujol ; 10. Selponi (20. Descons, 68e), 9. Ecochard ; 7. André (19. Strokosch, 56e), 8. Chateau (cap.), 6. Brazo ; 5. Kulemin, 4. Charlon (18. Chalureau, 59e) ; 3. Ion (23. David, 62e), 2. Genevois (16. Carbou, 9e ; Genevois, 12e, Carbou, 54e), 1. Mailau (17. Forletta, 62e)

Aurillac : 15. McPhee ; 14. Valentin, 13. Lilomaiava, 12. Sharikadze (21. Cassan, 58e), 11. Gaston ; 10. Petitjean (cap.), 9. Boisset (20. Adriaanse, 65e) ; 7. Maninoa, 8. Lescure (18. Nouhaillaguet, 58e), 6. Maituku ; 5. Granouillet (19. Datunashvili, 60e), 4. Hezard ; 3. Alves (23. Khatiashvili, 60e), 2. Leiataua (16. Pelissié, 54e), 1. Fabro (17. Escur, 54e)

LES BUTEURS

Bousquet : 1P/2, Ecochard : 1P/1, 4T/4 ; Petitjean : 4P/4, 1T/1

LES MEILLEURS

A Perpignan : Chateau, André, Brazo, Ecochard, Artru, Selponi, Mafi ; à Aurillac : Petitjean, Valentin, McPhee.

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