Clarkin réussit son retour

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    Clarkin réussit son retour
Publié le , mis à jour

Il n’avait plus joué depuis trois mois. Le capitaine bordelais n’a pas souffert de la comparaison ni avec ses adversaires, ni avec ses concurrents.

Le meneur historique de l’UBB n’est pas encore à la retraite. Loin s’en faut. Matthew Clarkin faisait partie du wagon de revenants de ce Swansea-Bordeaux et c’était u n événement car Il n’avait plus joué depuis trois mois, depuis le match de championnat Bordeaux-Montpellier. Une blessure à une rotule l’avait mis sur le flanc. Et compte tenu de la concurrence féroce qui règne en troisième ligne à l’UBB, ce n’était vraiment pas encourageant pour un joueur de 34 ans. Les Goujon, Tauleigne, Saili ont eu l’occasion de montrer tout ce qu’ils pouvaient apporter à l’équipe. La situation n’était donc pas facile à vivre pour celui qui a vécu l’accession du club en Top 14 et qui l’a porté dans les moments délicats. Mais le numéro 8 néo-zélandais Matthew a retrouvé à la fois ses galons de capitaine et une place de titulaire à Swansea. « Oui quelle satisfaction que d’être là. C’était une équipe qui avait subi beaucoup de changements et tout le monde a joué le jeu. Nous avons fait douter les Ospreys chez eux. Mais je suis frustré car je crois que nous pouvions gagner ce match. Mais nous n’avons pas dû gérer notre domination en mêlée de la deuxième période. Finalement, on se bat presque tous seuls. » Sur le plan personnel, on l’a vu particulièrement dynamique dans son style caractéristique fait de mobilité et d’efficacité dans les airs. Sa détente a vraiment fait mouche en touche, un secteur où les Bordelais ont fait une belle moisson : avec au moins trois ballons pris coup sur coup en deuxième période, ce qui a compensé l’infériorité numérique due au carton rouge de Dubié. « Oui, je doutais un peu de mes capacités physiques après une aussi longue absence mais me voilà rassuré. J’aborderai le prochain match avec plus de confiance. En plus, nous nous sommes soulagés en pensant à ce premier point gagné en Coupe d’Europe, c’est quand même historique. Nous sommes allés le chercher. Parce que ces Ospreys, je les ai sentis capables de mettre en place un jeu très rythmé mais nous avons vraiment été solides sur les points de contact, nous avons bien défendu. Nous les avons vraiment empêchés de développer leurs offensives, ce qui m’allait très bien car s’ils avaient fait beaucoup de jeu, je n’aurais peut-être pas suivi. Ça promet vraiment ne serait-ce que pour le match retour. » conclut-il en souriant.

Jérôme Prévot
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