Toulouse est-il encore un grand d’Europe?

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    Toulouse est-il encore un grand d’Europe?
Publié le , mis à jour

Humilié en Ulster la semaine passée et quasiment éliminé de la course aux phases finales, le Stade toulousain n’a plus atteint le dernier carré de la compétition continentale depuis 2011. Malgré son rapport particulier avec la Coupe d’Europe, le club n’apparaît plus en mesure de lutter avec les autres ténors.

Difficile de l’avouer. Voire même de simplement poser la question… Pourtant, les faits sont là, le Stade toulousain n’a plus remporté la Coupe d’Europe, ou même atteint la finale de la compétition, depuis 2010. Le club avait alors glané son quatrième titre continental en battant Biarritz au Stade de France. Pire, les Stadistes n’ont plus atteint de demi-finale depuis avril 2011 et une défaite contre le Leinster. Surtout, sur les quatre dernières éditions, Toulouse n’est pas sorti des poules à deux reprises. Les deux autres fois, il a dû se déplacer en quart de finale à Édimbourg et au Munster, pour autant de revers. Et pendant ce temps-là, Toulon aligne les succès dans la compétition quand Clermont s’invite chaque année dans le dernier carré.

Mola : « Il n’y a qu’à regarder les trois dernières éditions »

Cette saison encore, le Stade toulousain devrait être absent des phases finales de Champions Cup. La faute à deux corrections majuscules. D’abord sur le terrain des Saracens il y a un peu plus d’un mois (7-32) puis sur la pelouse de l’Ulster (0-38) la semaine passée. Une dernière désillusion devenue tristement historique puisque, pour la première fois, le Stade n’a pas inscrit le moindre point dans un match européen. « Il n’y a qu’à voir les trois dernières éditions, expliquait le manager Ugo Mola dans la préparation de ce rendez-vous. Ce n’est pas à moi de faire le constat. Il est difficile pour le Stade toulousain de se qualifier pour les phases finales. Il y a toujours un ou deux invités surprises mais, ensuite, j’ai tendance à croire que les très grosses écuries sont au rendez-vous. Et pour trouver trace de très grosse écurie, il vaut mieux regarder du côté du Var depuis quelques années. » Constat lucide et vérifiée.

La reconquête par le Top 14

Car, si le Stade toulousain conserve un rapport particulier avec une compétition européenne qu’il a tant dominée, il ne fait aujourd’hui plus partie de son gotha. Et voilà qui est peut-être le plus dur à accepter et à digérer. Désormais, cette équipe, soumise à une forte concurrence sur le terrain et en dehors dans l’Hexagone, n’a plus les moyens de lutter sur les deux tableaux. Distancée par les autres ténors continentaux. Alors certes, la révolution est en marche dans la Ville rose… Symbolisée par le départ du manager le plus titré de France, Guy Novès, dont il faudra assumer le glorieux héritage. Plutôt séduisante en Top 14, championnat dans lequel elle joue les premiers rôles, la formation d’Ugo Mola doit à présent se (re) bâtir en terres nationales. Avant de repartir à l’assaut de l’Europe.

Jérémy Fadat
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