Conrad Stoltz : « Toujours obligés d’aller au-delà des choses »

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    Conrad Stoltz : « Toujours obligés d’aller au-delà des choses »
Publié le , mis à jour

Co-leader de la poule 4 de Fédérale 1, le Rugby Club Aubenas-Vals fait partie des prétendants à la montée en Pro D2. La suite logique d’une progression sportive, ayant amené les Ardéchois à disputer deux quarts de finale consécutifs. Une montée en puissance que Conrad Stoltz, en charge des trois-quarts albenassiens-valsois espère voir se poursuivre en 2016.

Quel bilan faites-vous de cette phase aller ?

Il est tout d’abord plutôt positif, avec huit victoires en neuf matchs. Nous avons su également prendre des bonus offensifs quand il le fallait, même s’il en manque peut-être un ou deux. Outre cela, le groupe a montré qu’il avait beaucoup de ressources et de qualité.

En début de saison, auriez-vous imaginé un tel parcours ?

Nous avions l’espoir que la cohésion du groupe se fasse assez rapidement, et c’est toujours agréable d’avoir une confirmation par la suite. Vous savez, ici les joueurs font beaucoup d’efforts pour intégrer les nouveaux au groupe et à la ville. C’est un club familial et cette force, on la retrouve sur le terrain car ce sont des frères.

Vous l’avez notamment prouvé en gagnant à Bourg-en-Bresse et face à Chambéry.

La victoire à Bourg-en-Bresse est un véritable tournant, face à un concurrent direct pour la montée. Nous avions l’envie de faire un résultat et les joueurs ont parfaitement respecté les consignes que nous leur avions données. Ils ont même su revenir après avoir été menés, pour aller chercher la victoire. Face à Chambéry, nous avions également besoin d’un résultat. Qui plus est pour la dernière de l’année et nous avons su prendre les points quand il le fallait, pour assurer la victoire.

À la fin de cette phase aller, vous comptez pourtant une défaite (à la Seyne N.D.L.R). Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

Cette défaite est intervenue dans un contexte particulier, juste après les attentats de Paris. Le protocole d’avant-match, avec la Marseillaise jouée avant le match, nous a un peu plombés en première mi-temps. Maintenant, les joueurs ont aussi prouvé qu’ils avaient de la ressource. Ils ont remporté 14 à 3, la deuxième mi-temps et nous avons pu ramener le bonus défensif.

Depuis plusieurs années, le niveau de la Fédérale 1 ne cesse de monter. Comment l’expliquez-vous ?

Le niveau de la Fédérale 1 monte grâce au marché des transferts, car il y a moins de places au niveau supérieur avec l’arrivée de stars mondiales. Des joueurs qui évoluaient en Top 14 descendent donc en Pro D2 et ainsi de suite. Aujourd’hui, il y a également dix à quinze clubs qui sont professionnels et qui ne cessent de progresser. Nous sommes donc toujours obligés d’aller au-delà des choses.

Cela veut-il dire que votre équipe a évolué avec la Fédérale 1, dans son jeu ?

J’espère que notre image a aujourd’hui changé. Vous savez, Aubenas/Vals était avant réputé pour avoir un gros pack et un bon buteur. Or, le rugby de maintenant est un rugby total qui se joue à quinze et même à 23 avec les remplaçants. C’est ce que nous essayons de faire et je souhaite que nos adversaires aient du mal à trouver des failles, quand ils nous étudient. Il faut que le danger puisse venir de partout et dans ce jeu, l’équipe a énormément gagné en confiance.

Aubenas/Vals est tombé dans une poule relevée, avec plusieurs candidats à la montée. Est-ce un avantage pour préparer les phases finales ?

C’est une situation à double tranchant. Il s’agit tout d’abord d’un désavantage car cela veut dire qu’il faut impérativement finir premier de poule. Si tu finis second, il est de fait difficile de terminer dans les meilleurs deuxièmes. Maintenant c’est aussi un avantage car en finissant premier, l’équipe est préparée à enchaîner des gros matchs.

Le calendrier de Fédérale 1 ne facilite pourtant pas l’enchaînement des matchs. Quel regard portez-vous sur cette situation ?

Il est vrai que cette situation est très compliquée. Pour enchaîner les matchs, le Pro D2 est idéal avec des blocs de quatre à cinq matchs et un week-end de repos. Maintenant, passer à ce type de calendrier impliquerait forcément d’autres contraintes. Faire plus de turn-over et avoir des effectifs plus importants en feraient partie.

Vous êtes candidat à la montée en Pro D2. Est-ce un objectif annoncé dès cette année ?

Si nous parlons en tant que compétiteurs, bien sûr que nous voulons le Pro D2. Maintenant, il est très compliqué de monter et d’enchaîner ensuite. Pour y arriver, notre expérience des années passées peut à coup sûr jouer. J’espère d’ailleurs que le match d’Aix-en-Provence va nous apporter cette saison. Tout comme la confrontation face à Montauban, l’avait permis la saison dernière.

Propos recueillis par Corentin Vaissière

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