« Nous n’avons pas respecté le rugby »

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    « Nous n’avons pas respecté le rugby »
Publié le , mis à jour

Particulièrement agacé par la défaite des siens à Londres (55 à 13), le manager d’Oyonnax Johann Authier a tapé du poing sur la table, à l’Allianz Park.

Propos recueillis par Marc DUZAN, envoyé spécial

Comment expliquez-vous cette large défaite face aux Saracens ?

Nous n’avons pas respecté le rugby.

Que voulez-vous dire ?

Nous n’avons pas répondu présent sur les fondamentaux, le combat, les bases quoi… Face à une telle équipe une équipe que je considère actuellement comme la meilleure d’Europe- cela ne pardonne pas.

Les joueurs d’Oyonnax ont-ils abdiqué, à Londres ?

Non. Les joueurs se sont accrochés mais… Ils ont joué à l’envers ! Le score est aussi large que mérité. On ne peut accepter de prendre des essais aussi facilement. Les joueurs doivent se lever et se dire : « nous ne sommes pas résignés, nous allons nous battre ! Nous n’acceptons plus de prendre quarante points tous les week-ends ! »

Êtes-vous résignés ?

Non ! Jamais ! Il reste quinze matchs et nous allons nous battre pour survivre.

Que voulez-vous dire par : « les joueurs ont joué à l’envers » ?

Ils n’ont pas voulu utiliser le vent en première période, n’ont pas mis assez d’intensité en défense et se sont cassés les dents sur la belle défense des Saracens. Nous voulions nous servir de cette rencontre pour préparer la réception du Stade français, la semaine prochaine. Au final, nous avons pris cher. Nous n’étions pas au niveau, tout simplement.

Comment sortir de cette spirale infernale ?

Le problème, c’est que chaque fois que l’on veut se rassurer, nous tombons contre des équipes comme les Saracens ou le Stade toulousain. Ça n’aide pas. L’objectif majeur, désormais, c’est la réception du Stade français au stade Mathon et nous serons prêts. Nous attendons d’ailleurs plusieurs retours importants (Metz, Cibray, Missoup, Robson, Tian, N.D.L.R.).

Vous avez été propulsé à la tête de cette équipe après la mise à pied d’Olivier Azam. Comment vivez-vous cette situation ?

Je savais à quoi m’attendre et il n’y a pas eu de surprise. Depuis deux ou trois mois, ce groupe était en difficultés. Mais je me battrai, je vais travailler comme un dingue pour l’aider à retrouver le chemin de la victoire.

Marc Duzan
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