Aillères : « Heureusement que je l’ai gagnée avec Lézignan »

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    Aillères : « Heureusement que je l’ai gagnée avec Lézignan »
Publié le , mis à jour

Georges Aillères, l’ancien capitaine de l’équipe de France a perdu cinq finales de Coupe de France avec son club de cœur du Toulouse olympique. Prêté à Lézignan lors de la saison 1965-1966, il a eu le privilège cette année-là de remporter le mythique trophée.

Dans sa maison familiale de Poucharamet dans la campagne rieumoise, Georges Aillères, le glorieux capitaine de l’équipe de France 1968, celle qui a disputé et perdu la finale de la Coupe du monde face à l’Australie à Sydney (20-2), coule une paisible retraite. Il vient de fêter ses 81 printemps, celui que la France treiziste a baptisé « Cube », a toujours l’œil vif et l’oreille fine lorsqu’il s’agit d’évoquer la grande et petite histoire de son sport favori. La Coupe Lord Derby, il la connaît assez bien puisqu’en tant que joueur et entraîneur, il a disputé six finales et soulevé qu’à une reprise, le précieux trophée en 1966 avec Lézignan. Les cinq défaites en finale, il a eu la malchance de les connaître avec son club de toujours celui, du Toulouse olympique en 1962, en 1963, en 1964, en 1968 et en 1976 comme entraîneur. Cinq défaites qui ont toujours le goût de l’amertume auprès du grand Georges « En 1962, nous rencontrons Roanne. Honnêtement, nous ne méritions pas la victoire. Les Roannais avaient à l’époque Quaglio et Mantoulan. Ce dernier fait un match excellent, c’est lui qui est à l’origine de tous les essais de son équipe. Nous perdons (16-10), le score était logique. Celles de 1963 et de 1964, nous faisons un très mauvais match face à Carcassonne et Villeneuve, nous étions passés à côté de notre sujet. En 1968, j’ai un gros regret face à Carcassonne. En championnat, nous terminons à la douzième place sur seize équipes. La Coupe nous avait apporté un bol d’oxygène. En finale, nous avons été fragilisés par l’expulsion de Bégou, notre talonneur. Nous avons joué plus d’une demi-heure à douze. À égalité numérique, je pense que nous pouvions gagner cette finale. Celle-là, elle me laisse un gros regret. En 1976, je suis entraîneur et nous rencontrons, le XIII catalan à Gilbert-Brutus. Les Catalans jouent à domicile, ils ont le public avec eux. Ce jour-là, l’arbitre a fermé les yeux sur des actions catalanes pas très réglementaires. Cette finale, en tant qu’entraîneur, c’est un bien mauvais souvenir, car nous n’avons pas joué à armes égales. »

Prêté à Lézignan en 1965

Au terme de la saison 1964-1965, le Toulouse olympique est champion de France devant Villeneuve (47-15). Georges Aillères est le capitaine comblé de cette équipe. Quelques jours après, le président toulousain, « Monsieur Pierre » le prête pendant une saison à Lézignan. « J’ai été prêté un an à Lézignan et je n’ai pas à le regretter, car cette année-là en 1966, nous remportons la Coupe de France. Heureusement que je l’ai gagnée avec Lézignan. En finale, nous battons Villeneuve à Carcassonne (22-7). Honnêtement, nous avions une belle équipe avec Gilbert Benausse, Alberti, Boule, les Mazard, Casty et bien d’autres. Je garde un bon souvenir de cette année 1966. J’ai certes gagné la Coupe et j’ai eu la chance aussi de connaître à Lézignan, des gens extraordinaires. » En 2014, le Toulouse olympique a enfin accroché ce trophée à son palmarès en venant à bout de Carcassonne (46-10). Ce jour-là, « le Cube » avoue qu’il a essuyé une petite larme.

Georges Aillères : six finales, un sacre

Lézignan : 1 victoire

1966 : Lézignan - Villeneuve-sur-Lot 22-7

Toulouse : 5 défaites

1962 : Roanne - Toulouse 16-10

1963 : Carcassonne - Toulouse 5-0

1964 : Villeneuve-sur-Lot - Toulouse 10-2

1968 : Carcassonne - Toulouse 9-2

1976 : XIII catalan -Toulouse 23-8

Didier Navarre
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