C’était 2015 : Un Mondial de fou

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Du spectacle, de la popularité, du charme et des surprises : la dernière Coupe du monde dut une grande réussite à tous les niveaux.

Le Mondial de rugby est bien le troisième événement sportif planétaire, derrière la Coupe du monde de football et les jeux Olympiques. Un statut devenu définitivement réalité en cette année 2015 avec la réussite populaire de l’édition splendide anglaise et de son organisation. Tous les records ont été battus. Économiques d’abord, avec plus 50 % de chiffre d’affaires par rapport à France 2007 qui était la référence. Au niveau des affluences également avec 2,5 millions de spectateurs dans des stades qui affichaient 98 % de taux de remplissage. Quant aux audiences de télévision, elles démontrent un peu plus que la Coupe du monde de rugby a changé d’ère. Dans les pays historiques mais pas seulement. Si les plus de 15 millions de téléspectateurs qui ont suivi le désastre du XV de France face aux Blacks sur TF1 étaient attendus, en revanche, les 25 millions de Japonais «scotchés» devant leur écran, où les près de 5 millions d’Allemands, sont beaucoup plus surprenants.

Prime au spectacle

Mais c’est peut-être sur le plan sportif et du spectacle que l’événement a atteint un niveau inégalé. Pas moins de 51 points marqués en moyenne par rencontre et la bagatelle de 271 essais (un nouveau record). Et comment ne pas se réjouir d’avoir vu enfin les petites nations rivaliser avec les plus grandes ? On pense bien sûr à la victoire légendaire du Japon face à l’Afrique du Sud, soit le plus grand exploit jamais réalisé dans une Coupe du monde. Mais au-delà, la Géorgie ou encore le Canada sont parvenus à régaler les publics britanniques.

Surtout, ce Mondial a récompensé les équipes les plus ambitieuses dans le jeu. Tout sauf un hasard si la finale opposait la Nouvelle-Zélande à l’Australie, les deux formations qui ont offert les plus grandes envolées rugbystiques. Sans oublier le charme des Argentins, l’audace des Ecossais ou le panache des Gallois. Un véritable régal dont les amoureux de ce sport ne peuvent se lasser et qui ne demandent qu’à perdurer en terres nationales. Une leçon à retenir pour Français et Anglais, deux seules immenses déceptions de la compétition... Le cru 2015 a donc mis la barre très haut pour le futur. Le défi pour le Japon en 2019, pour l’Afrique du Sud ou l’Italie (pressentis pour 2023) sera ainsi immense.​

Jérémy Fadat
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