C’était 2015 : du doublé au passage de témoin

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    C’était 2015 : du doublé au passage de témoin
Publié le , mis à jour

En dominant l’Australie en finale du dernier Mondial, les All-Blacks ont établi un record. Celui de la première équipe à gagner consécutivement deux coupes du Monde. La plus belle des sorties pour plusieurs cadres qui vont arrêter leur carrière. Ou la poursuivre dans d’autres contrées.

Les records sont faits pour être battus. Tout comme les limites sont faites pour être repoussées. Une affirmation que les All-Blacks n’ont de cesse de démontrer. Au point de se demander aujourd’hui, où sont les limites de cette équipe. Première équipe à remporter trois coupes du Monde, dont deux consécutives, la Nouvelle-Zélande a rappelé pourquoi elle dominait la planète rugby. Tout en effaçant cette superstition d’une génération dorée, craquant face à un rugby minimaliste au Mondial. Pour beaucoup, la cause d’une disette de vingt-quatre ans entre les deux premières couronnes des Blacks. Ce doublé historique n’a pourtant rien d’immérité. Et ce, tant les hommes de Steve Hansen ont su monter en puissance tout au long de la compétition. Il y a bien sûr eu, cette entrée poussive face à l’Argentine (28-16). Ou même ce succès décroché sans convaincre, face à la Géorgie (43-10). Juste une période de rodage inhérente à toutes les grandes équipes. La base, un jeu fait de mouvement avec beaucoup de vitesse et de mouvement était là. Il ne restait plus qu’à trouver les automatismes, pour mieux déstabiliser les adversaires prêts pour le défi physique. Balayée en quart de finale, l’équipe de France a pu le constater. Ses neuf essais encaissés l’étant sur de longues séquences, après plusieurs temps de jeu. Autant de coups de boutoirs pour user la défense adverse, avant d’écarter le ballon sur les extérieurs. Là où le talent des funambules Julian Savea et Nehe Milner-Skudder n’avait plus qu’à conclure.

La fin d’une époque

Ce n’est pourtant pas l’unique facette de ces All-Blacks, version 2015. Richie Mc Caw et ses partenaires savent en effet, parfaitement utiliser le moindre ballon de récupération. Que ce soit dans le troisième rideau sur jeu au pied, ou bien dans les rucks avec Jérôme Kaino, Richie Mc Caw et Kieran Read. Ni plus, ni moins que trois des meilleurs gratteurs mondiaux. Idéal pour permettre une transmission de savoir, en douceur. Il faut dire que ce Mondial était la dernière bataille avec les Blacks, de plusieurs cadres. À commencer par Keven Mealamu et Richie Mc Caw, les deux joueurs les plus capés du rugby néo-zélandais (132 et 148 sélections N.D.L.R). Ce Mondial était leur tournée d’adieu, avant de remiser les crampons. Tout le contraire de Dan Carter, Ma’a Nonu ou encore Conrad Smith. En rejoignant le Top 14, l’ouvreur et les deux centres mettent de fait un terme à leur carrière internationale. La fin d’une ère, mais pas un point final. Avec de nombreux jeunes talentueux, de Sam Cane à Waisake Naholo, les Blacks peuvent voir l’avenir avec sérénité. Corentin Vaissière

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