Boyet : « Frappé par la volonté des joueurs »

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    Boyet : « Frappé par la volonté des joueurs »
Publié le , mis à jour

L’ancien international tricolore, qui a pris les rênes de Villefranche-sur-Saône, a été promu entraîneur des trois-quarts de France Fédérale. Il évoque ses premiers pas dans cette nouvelle aventure ainsi que les objectifs visés.

Comment avez-vous appris votre nomination ?

De façon très simple ! Je l’ai appris par le président du comité du Lyonnais, qui m’a demandé si j’étais intéressé. Il m’a expliqué que Pierre Montlaur avait démissionné, et que le poste était libre… J’ai dit « D’accord, pourquoi pas ? » Deux jours après, le président de la FFR Pierre Camou m’appelait pour m’annoncer que j’étais le nouvel entraîneur des trois-quarts de France Fédérale. J’étais très honoré.

N’est-il pas difficile d’entraîner une équipe en si peu de temps ?

Déjà, il est très bien que la FFR ait organisé un stage de préparation. Au cours des quatre jours, nous avons eu accès à toutes les infrastructures du XV de France : la machine à mêlée, la balnéo, la salle de vie… C’est le signe que la Fédé est investie dans ce projet. Après, il est évident qu’il est délicat d’entraîner des joueurs que l’on ne connaît pas : c’était mon cas, car je ne devais connaître que 10 % d’entre eux. Mais entraîner, c’est s’adapter, et c’est ce que nous avons fait avec Olivier Laurent.

Comment vous êtes-vous organisés ?

Nous avons déjà beaucoup échangé par téléphone avant cette semaine. Ensuite, nous sommes arrivés un jour avant pour finaliser le projet de jeu, et organiser la semaine, histoire de ne pas perdre de temps.

Comment était-elle découpée au juste ?

L’objectif était simple, il était de mettre en place un projet de jeu simple et efficace. Nous sommes allés du général au particulier, sans perdre de temps. Dès l’après-midi du premier jour, les joueurs étaient sur le terrain pour mettre en application ce que nous leur avions exposé le matin même sur papier. Nous n’avions ni le temps ni l’envie de faire des tests physiques, nous avions trop de pain sur la planche. Nous voulions aussi commencer à créer un groupe, mais nous n’avons pas eu le temps de faire des activités extra-rugby. Les joueurs avaient vraiment du boulot, avec un nouveau plan de jeu à ingurgiter en très peu de temps. Donc le repas des régions attendra au prochain rassemblement ! (rires)

Qu’est ce qui vous a frappé en travaillant avec les joueurs ?

J’ai été frappé par la volonté farouche des joueurs à représenter leur région, et leur pays. Car pour être éligible à France Fédérale, les joueurs doivent disputer la Coupe des Fédérations, qui oppose les sélections des régions. Cela signifie que les joueurs prennent sur leur temps libre pour se préparer et disputer des matchs avec ces sélections. La démarche est hyper sensible, c’est un vrai choix du cœur.

Quels objectifs avez-vous fixé ?

Nous aurons deux matchs à disputer, donc deux victoires ! Le minimum syndical serait d’assurer la victoire contre l’Irlande, car nous jouerons à domicile. Ensuite, nous savons qu’un déplacement périlleux nous attendra avec ce match en Angleterre. Les Anglais ont une très belle équipe, puissante, qui s’était imposée chez nous l’année dernière. Ce sera donc un beau défi à relever.

Simon Valzer
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