Jaguars toutes griffes dehors !

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    Jaguars toutes griffes dehors !
Publié le , mis à jour

Bâtie sur les fondements de la sélection nationale, la franchise argentine effraie déjà les autres équipes du Super 18.

Le 26 février, à Bloemfontein face aux Cheetahs, les Jaguars feront leurs grands débuts dans le Super Rugby. La franchise argentine, entraînée par Raul Perez, Felipe Contepomi et Martin Gaitan, est composée de vingt-neuf joueurs (tous internationaux !), surfe sur un budget de douze millions d’euros et disputera ses matchs au stade de Velez-Sarsfield (50 000 places assises). Le camp d’entraînement de la « franquista » sera, quant à lui, situé à San Isidro, banlieue Nord - et plutôt chic - de Buenos Aires. Avant même que les Jaguars n’aient disputé le moindre match, le Super Rugby se prépare à vivre un enfer, tant cette équipe sud-américaine semble surarmée. Le mois dernier, le chef exécutif de la Fédération australienne Bill Pulver expliquait : « Pour toute autre équipe, j’aurais pu me dire que l’intégration prendra du temps, qu’il faudra aux Jaguars des mois avant d’acquérir quelques repères… Dans le cas argentin, je suis bien moins catégorique. Les Jaguars sont une sélection nationale, recensent tous les Pumas en activité (excepté le Racingman Juan Imhoff, N.D.L.R.) et pourraient gagner le Super Rugby dès leur première année d’existence. » Et si Pullver n’avait pas tort ? Et si les Jaguars, dont le capitaine sera le même que celui des Pumas (Agustin Creevy), étaient d’ores et déjà bien plus forts que toutes les franchises sud-africaine, australienne ou néo-zélandaise ? « Nous sommes en droit de nous poser la question, analysait le boss des Crusaders Todd Blackadder, en début de semaine. C’est comme si la quatrième nation du dernier Mondial faisait ses débuts en Super Rugby. »

Franchir un nouveau cap

Si l’ancien flanker international Raul Perez (50 ans, 21 sélections de 1992 à 1999) sera le numéro 1 de la franchise argentine, il n’en demeurera pas moins le bras armé du sélectionneur national Daniel Hourcade, lequel profitera du Super Rugby pour s’essayer à diverses expérimentations tactico-techniques. Au terme du dernier Mondial, l’ancien capitaine argentin Agustin Pichot nous confiait : « La première étape de notre développement fut de familiariser nos joueurs au plus haut niveau, dans le championnat de France. Le second palier fut l’intégration aux Four-Nations en 2012. La troisième marche - peut-être la plus importante - est la participation au Super 18. Nous comptons beaucoup sur cette compétition pour franchir un nouveau cap. » Et si, comme le pressent l’ancien coach des All Blacks Graham Henry, l’Argentine était championne du monde en 2019 ? C’est désormais loin d’être impossible…

Marc Duzan
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