La colère de Raphaël Ibanez

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    La colère de Raphaël Ibanez
Publié le , mis à jour

Le manager bordelais a tapé du poing sur la table pour défendre sa politique qui consiste à faire des changements d’un match à l’autre.

Les Bordelais ont promis qu’ils ne galvauderaient pas les deux derniers matches de Coupe d’Europe et sincèrement, on les imagine bien mettre tout en œuvre pour troubler Exeter samedi après-midi pour offrir à leur public le succès qu’il mérite pour son soutien. Ils étaient quand même 28 000 dans les travées de Chaban-Delmas vendredi dernier et les Bordelais étaient embêtés à l’idée qu’ils aient pu revenir chez eux avec un peu d’amertume. Mais Raphaël Ibanez avait la tête des mauvais jours mardi. La défaite subie face à Clermont avait laissé des traces. Mais le manager des Bordelais n’a pas apprécié qu’on dise qu’il avait aligné une équipe « bis » ou composée de « seconds couteaux ». En disant ça, il voulait défendre la politique de « turn over » décidé avec son staff. « Je pense que nous nous étions donnés les moyens de battre Clermont et croyez-moi, la déception est toujours là pour moi. Je vous rappelle quand même qu’à deux minutes de la mi-temps, nous étions à égalité avec Clermont. Alors, certes, nous encaissons juste avant la pause un essai sur une très belle séquence, mais je pense nous avions la motivation et la préparation nécessaire pour les contrarier à la reprise. Alors, oui, il y a eu un fait de jeu qui a tout changé, le carton rouge de Julien Ledévédec et donc je suis déçu par l’issue du match. Mais je trouve désobligeant qu’on ait pu pense que je faisais « tourner » contre Clermont. Je me vois mal expliquer à Jefferson Poirot, en passe d’être sélectionné en équipe de France, à Sekope Kepu après la saison qu’il a faite au niveau international qu’ils sont des seconds couteaux. Idem pour Heinie Adams, Matthew Clarkin, Lionel Beauxis par exemple. Tout ça est irrespectueux.»

Excuses acceptées

Raphaël Ibanez n’en démordait pas, son groupe a assez de ressources pour supporter des changements d’un match à l’autre. Il est aussi revenu sur les deux fautifs de la soirée, Julien Ledévédec et Francisco Gomez Kodela : « Ils se sont excusés dans le vestiaire, je reçois leurs excuses. Mais elles doivent être adressés à leurs copains d’avantage qu’à moi. Celles-ci leur donneront d’avantage de devoirs la prochaine fois qu’ils porteront le maillot de l’UBB. En plus, il s’agit de joueurs aguerris qui ont contrarié tous les plans d’une équipe qui s’était donnée les moyens de gagner. » Le manager n’a pas voulu s’étendre plus que ça sur la réception de Exeter, même s’il a rappelé que « nous avons une réputation à tenir et ce n’est pas celle d’une équipe qui fait des impasses, ça n’existe pas au plus haut niveau. Ça voudrait dire qu’on rend les armes et ça je m’y refuse » ; Il a aussi expliqué que l’émulation continuera à jouer en interne et que des grands choix seront faits en mars, pas avant. « Ceux qui penseraient déjà au match de Castres en Top 14 doivent se dire que c’est la meilleure façon de ne justement pas jouer ce match. » Évidemment, le staff sait à quoi s’attendre face à Exeter. « Nous savions que nos trois adversaires avaient des styles assez proches. Nous savons que Exeter nous a mis en difficulté en faisant énormément de jeu, ils ont aussi battu Clermont comme ça. »

Jérôme Prévot
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