Raisuqe ne fera pas appel

  • Raisuqe ne fera pas appel
    Raisuqe ne fera pas appel
Publié le , mis à jour

Suspendu quinze semaines mercredi par la commission de discipline de l’EPCR, l’ailier fidjien Raisuqe ne fera pas appel de la décision, le Directeur Général Délégué Pierre Arnald l’a confirmé. Malheureusement, ce nouvel épisode rappelle que le Stade français a un bon coup de fourchette...

Le verdict est tombé hier mercredi en fin d’après-midi. Pour ce geste « contact présumé avec l’œil/les yeux et/ou la zone entourant les yeux » sur le troisième ligne centre du Munster CJ Stander, l’ailier fidjien Raisuqe a écopé de quinze semaines de suspension. Le joueur parisien, qui avait écopé d’un carton rouge juste avant la mi-temps de la rencontre de Champions Cup samedi dernier au Stade Jean-Bouin, risquait entre 12 à 208 semaines de suspension. L’EPCR a fait savoir que l’officier disciplinaire indépendant, le Gallois Simon Thomas, « a déterminé que l’infraction correspondait à la sanction moyenne prévue au barème des sanctions de World Rugby et a estimé qu’une sanction de 18 semaines était le point d’entrée approprié. Il a ensuite ajouté trois semaines pour avoir un effet dissuasif tel qu’il est prévu dans le mémo de World Rugby concernant les infractions de ce type, avant de réduire la sanction d’un tiers (c’est-à-dire six semaines) car le joueur a plaidé coupable et s’est bien comporté lors de l’audience et en raison des excuses présentées par Raisuqe et de son manque d’expérience dû à son jeune âge. » Contacté par nos soins, le directeur Général Délégué du club de la capitale Pierre Arnald a confirmé que le joueur ne fera pas appel de cette décision, jugeant la sanction plutôt logique. L’ailier fidjien de 21 ans pourra donc rejouer à partir du lundi 9 mai 2016.

Evidemment, la sanction n’a pas vraiment surpris Gonzalo Quesada. « Quand j’ai vu sur l’écran, ce geste près des yeux, en coupe d’Europe, contre une équipe irlandaise, je me suis dit : « Ça pue ! », avait-il déclaré samedi soir à l’issue de la rencontre. On ne voyait rien mais je me suis dit qu’ils allaient voir des doigts près des yeux ». Et ce dernier d’ajouter : « C’est un gamin qui est en pleine formation (un joueur qui ne maîtrise pas encore tout, là, c’était ses nerfs (…) Il a zéro mauvaise intention, un casier vierge. C’est en se dégageant, soyons intelligents, ne punissons pas ce gamin trop lourdement. »

Les mauvaises langues diront que, malheureusement, le Stade français est connu pour avoir un bon coup de fourchette. À l’issue de la rencontre, le demi de mêlée Julien Dupuy, avec beaucoup d’humour comme toujours, n’a pas voulu commenter le geste de son jeune partenaire : « Je ne peux pas parler de ça… Je suis fourchette d’or. » En 2009, il avait écopé d’une lourde suspension (23 semaines), pour un geste similaire sur le flanker de l’Ulster, Stephen Ferris. Ce même-jour, son coéquipier, le pilier David Attoub, également coupable de « eye-gouging » (en anglais), toujours sur Stephen Ferris, avait été encore plus lourdement sanctionné. Il s’était vu infliger 70 semaines de suspension.

Arnaud Beurdeley
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?