Rugby féminin: une étape de plus

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    Rugby féminin: une étape de plus
Publié le , mis à jour

Lancé officiellement le 10 septembre, le pôle France féminin est un centre d’excellence pour de jeunes joueuses destinées à porter le maillot de l’équipe de France. Entre rugby à VII et à XV, cette entité doit surtout s’adapter aux particularités du rugby des Bleuettes.

Le pôle France féminin est fraîchement sorti des tuyaux fédéraux. Quand on sait que son homologue masculin existe depuis 2002, il était logique, dans la dynamique de développement du rugby féminin, que les filles puissent évoluer dans une structure fédérale. Il est la suite inéluctable des pôles espoirs : 4 centres (Rennes, Toulouse, Lille et Issoire) qui regroupaient les meilleures jeunes joueuses. Elles étaient ensuite sélectionnées pour les différentes équipes tricolores : VII développement, VII, France moins de 20 ans, XV de France. L’idée de la création d’un pôle France était donc de réduire l’écart entre le rugby territorial et l’équipe de France.

Du coup, 26 filles, de 17 à 21 ans, ont été sélectionnées pour vivre cette aventure. Pour cette année de lancement, huit stages de quatre jours ont été prévus : quatre délocalisés, en raison de travaux au CNR de Marcoussis (deux au Creps de Bordeaux à Talence, un à Eaubonne, un à l’Insep) et quatre à Marcoussis. Dès l’an prochain, la totalité des regroupements se passeront au CNR. L’écart d’âge des filles pensionnaires est volontairement moins restrictif que chez les garçons. « Le recrutement est plus large chez les filles que chez les garçons, souligne Lionel Perrin, responsable du pôle France. Certaines filles ont 20 ans, et nous voulions les garder un an de plus parce que nous estimons qu’elles ont un fort potentiel. Contrairement aux garçons du même âge, qui peuvent être, même s’ils ne font pas partie du pôle France, en contrat espoirs professionnels en clubs, les filles ne sont que des amatrices. C’est pour cela que nous préférons leur donner l’opportunité de se perfectionner un an de plus. » La plupart des jeunes sélectionnées jouent en Top 8 ou en Armelle-Auclair, hormis les moins de 18 ans qui évoluent le plus souvent dans les équipes réserve.

De nombreuses sollicitations

À terme, l’idée est d’avoir les filles en stage une fois par mois, comme pour les garçons. Les pensionnaires du pôle France sont énormément sollicitées entre les stages, et les différentes équipes de France. D’ailleurs, lors du stage à Talence, neuf filles étaient excusées car elles partaient en stage avec le XV de France à Lille (7 au 10 janvier). Et treize autres sont sélectionnées pour le stage de l’équipe de France des moins de 20 ans du 15 au 17 janvier à Marcoussis. Le pôle France est donc une étape supplémentaire dans la « professionnalisation » du rugby féminin. Il forme ainsi les joueuses indifféremment au VII ou au XV. D’ailleurs, sur les 26 filles, 16 ont un profil VII-XV et dix, qui jouent plutôt devant, ont un potentiel plus spécifique XV. « Nous formons des filles capables de jouer au rugby. N’importe quel rugby », analyse Lionel Perrin.

Ces jeunes joueuses bénéficient, en outre, d’un accompagnement dans tous les domaines aussi bien sportif que scolaire mais aussi médical. Elles ont un kiné attitré, Maxime Mermuze, qui est à leur disposition pour soigner leurs petits pépins physiques. « Notre rôle est de les accompagner dans tous les domaines de la performance », assure Lionel Perrin. Dans cette optique, les liens sont étroits avec les clubs. Après chaque semaine de stage, un compte rendu individuel est envoyé aux clubs respectifs afin d’assurer un suivi de chaque joueuse. Des échanges réguliers sont établis. Et pour l’accompagnement scolaire, les filles bénéficient de salles d’études et d’un soutien scolaire si elle le réclame. Pour cette première saison, le pôle France rempli donc parfaitement ses objectifs. La nouvelle liste du pôle France sera déterminée en mai...

L’encadrement

Lionel Perrin Responsable du pôle France, entraîneur

Matthieu Codron Coentraîneur

Francis Jouberton Coentraîneur

Paul Albaladejo Coentraîeneur

Les pensionnaires

Lou Baguette (Tarbes) ; Sadio Dembele (Terres de France) ; Célia Dranes, Charlotte Torres-Duxans (Perpignan) ; Emeline Gros (Sassenage) ; Iän Jason, Camille Boudaud (Rennes) ; Maëlia Lapoujade, Andréa Marcial, Agathe Sochat (Bordeaux) ; Fiona Lecat, Séraphine Okemba, Gaëlle Hermet, Camille Imart, Mailys Traore (Toulouse) ; Marine Menager, Romane Menager, Michelle Tchouta Nkwami (Lille) ; Kahina Mendy, Julie Annery (Bobigny) ; Noémie Sanch (Montpellier) ; Pauline Bourdon (Bayonne) ; Carla Neisen, Claudia Lamarre (Blagnac-Saint-Orens) ; Annaëlle Deshaye (Caen) ; Madoussou Fall (Pessac).

Claire Huitel
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