A la hache

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Ils étaient attendus comme les porte-drapeaux de la nouvelle Angleterre et regarderont pourtant le Tournoi des 6 Nations à la télévision. Voici pourquoi...

Nos confrères du Daily Telegraph parlent « d’un coup de bistouri ». Au sujet des premières décisions prises par Eddie Jones pour relancer le rugby anglais, on parlerait plutôt d’un grand coup de hache, tant l’ancien patron des Wallabies et du Japon a souhaité se démarquer de la « génération Lancaster ». Alors qu’on attendait de Tom Youngs (Leicester) qu’il devienne le dauphin de Dylan Hartley en équipe nationale, Jones a choisi d’évincer le talonneur des Tigers. Lui-même ancien talonneur, le nouveau sélectionneur anglais reprocherait en effet au cadet de Ben Youngs un lancer en touche pour le moins imprécis. Geoff Parling, la tour de contrôle des Tigers, est lui-aussi absent du groupe des trente pour le Tournoi des 6 Nations, au motif d’un manque de puissance à l’impact. Les choix d’Eddie Jones peuvent-ils être remis en questions ? Très honnêtement, non. Le trois-quarts centre des Saints Luther Burrell, autre élément moteur des premices de l’ère Lancaster, est justement sacrifié sur l’autel d’un début de saison hésitant et qui ne le vit jamais martyriser les rideaux défensifs adverses, malgré un physique avantageux (1, 93 et 104 kg). Tom Wood (troisième ligne, Northampton), parfois promu capitaine sous le dernier mandat, fait quant à lui les frais de l’irrésistible montée en puissance de Maro Itoje, la révélation du Premiership en cours.

Tuilagi en souffrance, Cipriani trop instable

Manu Tuilagi se battant comme un beau diable pour revenir de blessure, il a lui-aussi été laissé de côté par Eddie Jones, quand la réputation d’ingérable que colporte encore Danny Cipriani au Royaume Uni a probablement coûté au polyvalent attaquant des Sharks une place dans le squad anglais. Ben Morgan ? Le surpuissant numéro 8 de Gloucester n’est jamais vraiment revenu d’une blessure au genou et peine encore à retrouver sa prédominance dans les duels. Il restera aussi à quai. Le dernier des absents de marque de la première liste de Monsieur Eddie n’est autre que Brad Barritt, qui fut quatre ans durant le leader du système défensif de Stuart Lancaster. Excellent plaqueur mais piètre attaquant, le natif d’Afrique du Sud a probablement tiré ses dernières cartouches en équipe d’Angleterre lors du dernier Mondial. ​

Marc Duzan
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