Le club des cinq !

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    Le club des cinq !
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En moins d’un an, le rugby à cinq a connu une formidable expansion en France. Michel Lavigne, l’un des pionniers de la discipline, raconte.

Pierre Camou, le président de la FFR, ne peut être plus clair : « Je ne veux pas d’un sport hyper médiatisé et pratiqué par un nombre restreint de licenciés. Je vois donc dans le rugby à 5 une formidable opportunité pour les clubs d’attirer un public féminin, de permettre à des joueurs qui veulent raccrocher les crampons de continuer, de se rapprocher des entreprises qui sont heureuses de trouver dans cette discipline une opportunité de créer un lien social. » Le rugby à 5, ce jeu à toucher mixte et pratiqué sur un terrain de 70 mètres de long et 30 de large, est en pleine expansion en France. D’une poignée d’aficionados regroupés l’an dernier en divers endroits de l’Hexagone, la FFR recense aujourd’hui 175 clubs et près de 1800 pratiquants, tous regroupés sous la licence « nouvelle pratique ». Ludique, peu contraignant et beaucoup moins risqué que ses grands frères (XV, 7, 13...), le rugby à 5 a le vent en poupe.

Le 31 janvier prochain, sur le terrain de Vaucresson (Hauts de Seine), se déroulera la première coupe d’Ile de France de la catégorie. Portée à bouts de bras par Michel Lavigne, membre de l’association du Stade français, grand pionnier du rugby à 5 en France et président du club French Flair Rugby Club, la discipline grossit à vue d’œil. Celui-ci explique : « A Paris, le rugby à 5 a débuté comme une blague entre copains du Sud, sur les pelouses publiques, le dimanche matin et la plupart du temps aux Invalides. » Face à l’afflux constant de nouveaux pratiquants, Michel Lavigne décida néanmoins de se rapprocher de l’association du Stade français pour créer une entité propre. Roger Boutonnet, président de l’asso du Stade, donna aussitôt son accord pour créer une catégorie de rugby à 5 (le FFRC). Fondée autour de trois célèbres restaurateurs français (Christian Etchebest, Manu Maquaire et Jean-François Guillaume), l’équipe du French Flair Rugby Club regroupe aujourd’hui une cinquantaine de licenciés. Lavigne conclut : « Le rugby à 5 permet une approche ludique du rugby. Anciens joueurs, seniors, femmes, papa accompagnés de leurs enfants : tous ont accès à un jeu de courses, de passes et d’évitement, sans catégorie d’âge. Depuis quelques semaines, Alain Doucet (secrétaire général de la FFR, N.D.L.R.) est notre président d’honneur. C’est lui qui m’a poussé à me lancer dans cette aventure, l’an passé. Nous lui devons une grande partie de notre succès. » ​

Marc Duzan
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