Plisson : «C’est le fruit du travail d’une formation parisienne»

  • Plisson : «C’est le fruit du travail d’une formation parisienne»
    Plisson : «C’est le fruit du travail d’une formation parisienne»
Publié le , mis à jour

Le demi d’ouverture du Stade français figure dans la liste des 31 joueurs qui prépareront le tournoi. Il en a fini avec ses cauchemars de blessure qui, l’été dernier avaient mis fin à ses rêves de mondial. Jules Plisson est frais, prêt et souhaite repartir à zéro. Rencontre.

Comment vous sentez-vous après la convocation du XV de France ?

Je suis très content d’être à nouveau appelé. Après toutes les réunions sur le projet de jeu, nous allons vraiment l’appliquer sur le terrain, rentrer dans le vif du sujet. J’ai hâte de découvrir ce que ça donne et curieux d’aller vite m’entraîner.

Les choses se passent plus facilement que l’été dernier avant la Coupe du monde, lorsque votre statut était une énigme pour beaucoup. Soulagé ?

L’été dernier il y a eu des faits qui m’ont empêché de faire partie du groupe mais je considère tout cela comme étant derrière moi. Aujourd’hui c’est une nouvelle aventure et une nouvelle expérience, donc je suis ravi.

Quel regard portez-vous sur le groupe qui a été formé ?

Je sais déjà que nous sommes six provenant du Stade français, c’est plutôt bien pour le club. D’autant plus que ces joueurs ont été formés ici, c’est une belle reconnaissance pour la formation du Stade français.

En parlant de cette affluence parisienne, la tendance « sudiste » ne serait-elle pas en train de s’inverser en faveur de la capitale ?

Non je ne suis pas sûr qu’il soit question d’un revers de tendance. C’est juste que le club a mis beaucoup de moyens pour que nous les jeunes soyons dans les meilleures conditions possibles pour rejoindre l’équipe professionnelle. Idem pour que l’on s’épanouisse sur le terrain. Nous avons la chance aujourd’hui d’être récompensés par ces appels en stage. C’est le fruit du travail d’une formation parisienne. Beaucoup d’autres clubs sont cependant aussi représentés.

Aux vues du nombre de Parisiens convoqués par Guy Novès, l’entraînement qui a suivi à Jean-Bouin a dû se passer dans la bonne humeur…

Oui, même si nous avons fait l’effort de mettre la joie de côté pour bien préparer le match de ce week-end. Il y avait surtout de la concentration.

Que vous évoque la présence quelque peu surprenante d’Antoine Burban dans la liste ?

Je ne suis pas surpris, même s’il a été sujet à quelques blessures depuis quelques mois, il a quand même fait une saison monstrueuse l’année dernière. J’étais même étonné de ne pas le voir partir pour la Coupe du monde tant il avait été brillant en club et en sélection. Je pense que c’est une récompense pour l’ensemble de son travail de l’année dernière. Tout le monde connaît ses qualités de joueurs, donc je suis très content pour lui.

Vient s’ajouter cette convocation à une Coupe d’Europe en cours, un Top 14 légèrement laborieux pour votre club… Cela ne met pas trop de pression ?

Non étant donné que je considère le tout comme deux choses complètement différentes. En Top 14 nous sommes en difficulté car nous avons eu un début de saison compliqué, avec du retard et la perte de matchs décisifs à domicile. On se retrouve donc dans une position un peu délicate, c’est sûr. Il nous reste l’autre moitié de saison avec cinq matchs à domicile, on peut encore espérer une amélioration. En Coupe d’Europe nous étions bien engagés jusqu’au week-end dernier où nous aurions été pratiquement qualifiés en cas de victoire. Cela s’annonce plus compliqué mais on jouera notre chance à fond. Ça fait donc, beaucoup de choses à gérer mais l’équipe de France c’est à part. Nous sommes là pour représenter au mieux le maillot. C’est une autre équipe et j’espère que nous travaillerons comme tel, comme un club en quelque sorte, en marchant tous ensemble.

Vous retrouvez votre ancien entraîneur Jean-Frédéric Dubois, qu’est-ce que ça vous fait ?

J’en suis très heureux, il me tarde de passer à la pratique et qu’il nous donne les consignes derrière et dans le jeu en général. Même si notre relation au club était très bonne, il s’agit là d’une sélection donc tout est remis à zéro. C’est donc le plus performant sur le terrain et en club qui jouera.

Après les complications de l’année dernière, vous avez envie de prouver plus que les autres, que vous méritez votre place dans ce groupe ? Quels sont donc vos objectifs personnels ?

Je veux forcément être le plus performant possible, apporter quelque chose à l’équipe, me sentir bien dans le plan de jeu et être à l’aise. Cela passe par prendre du plaisir et en donner aux supporters qui seront contents de voir une équipe de France avec des intentions et des ambitions. Propos recueillis par Fanny Canals

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?