Ugo Mola : « Donner le ton pour le futur »

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    Ugo Mola : « Donner le ton pour le futur »
Publié le , mis à jour

Dernier de son groupe avec une seule victoire, le Stade Toulousain accueille les Saracens samedi avec l’intention de sauver l’honneur devant son public. Si les deux équipes n’auront rien à jouer, les hommes d’Ugo Mola vont se servir de ce match pour préparer la suite du Top 14. A noter les abscences de Picamoles, Maestri et Bézy. Les autres joueurs convoqués en équipe de France seront sur le banc des remplaçants.

Tout était fait pour que cette dernière rencontre de la poule 1 soit une fête. Le Stade toulousain allait accueillir les Saracens pour ce qui sonnait comme une finale avant l’heure. Après avoir inauguré le Stadium contre Toulon par une victoire, l’occasion de faire tomber un autre grand d’Europe une deuxième fois était belle. Oui mais voilà, les Rouge et Noir sont totalement passés à côté de leur campagne européenne. Le match rêvé par les spécialistes, n’aura finalement pas lieu. Le manque d’enjeu a même poussé les dirigeants du Stade à reprogrammer cette confrontation à Ernest-Wallon. Séparés par 19 points d’écart au classement, il s’agit tout simplement du match des extrêmes. Avec une équipe des Saracens loin devant et un Stade toulousain déjà éliminé, le but de ces 80 minutes est simple pour Ugo Mola, « cela va permettre de préparer la suite, tout en respectant la Champions Cup qui reste une compétition dans laquelle le Stade toulousain a toujours souhaité mettre les ingrédients nécessaires pour bien figurer ». Même son de cloche pour Pato Albacete qui voit ce match comme une étape pour l’avenir, « nous allons pouvoir nous préparer pour la suite et on veut montrer que nous sommes capables de rivaliser. On veut gagner, on est des compétiteurs, on reçoit une équipe qui est peut-être la meilleure d’Europe actuellement, le contenu du match nous tient à cœur non seulement pour nos supporters mais aussi pour nous ». Et au manager d’ajouter au niveau du jeu, « nous aurons tout intérêt à mettre de l’intensité et rivaliser sur les basiques du jeu ». Toby Flood qui affronte les Saracens depuis l’âge de 18 ans, ne doute pas de la motivation de ses compatriotes, « en Angleterre on ne rigole pas…rires, les Saracens savent ce qu’ils doivent faire et je sais qu’ils sont très bien préparés ». L’ouvreur du XV de la Rose ne s’attend pas à beaucoup de surprises sur le plan rugbystique, « ils jouent avec le même système que celui des Wasps d’il y a dix ans, ils se basent sur une très bonne défense et un bon jeu d’occupation au pied. Tout le monde connaît son rôle et ils attaqueront que si l’opportunité se présente » ajoute-t-il. Les joueurs de la ville rose auront donc tout intérêt à déplacer le jeu pour fatiguer leur adversaire. C’est justement sur ce secteur que Fabien Pelous souhaite que l’équipe s’améliore lui qui loue sa puissance en Top 14 mais qui regrette un manque de vitesse en Coupe d’Europe.

Comment Toulouse en est arrivé là ?

L’ancien homme fort du Sporting Club Albigeois livre les raisons de cet échec. « On répond présent en championnat et c’est vrai que cela a été plus difficile d’élever notre niveau de jeu en Champions Cup, peut-être par manque d’habitude. On ne va pas chercher de coupables mais c’est vrai que nous n’avons pas toujours été là au niveau du comportement, notamment face à Oyonnax et l’Ulster et même lors du premier match contre les Saracens. J’ai souvent dit qu’ici un bon joueur ne reproduisait pas deux fois la même erreur et c’est aussi valable pour le club et l’entraîneur. Nous ne sommes jamais rentrés dans cette compétition sur le plan mental et c’est ce qu’il faut retenir, à nous de donner le ton pour le futur par le biais de ce match ». Quentin Berthomé.

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