Toulon n’ira pas en Angleterre

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    Toulon n’ira pas en Angleterre
Publié le , mis à jour

Mourad Boudjellal, qui subit la pression exercée sur Toulon par la Ligue au sujet du Salary Cap et autres limitations budgétaires, avait laissé entendre qu’il souhaitait voir son club évoluer dans le championnat anglais.

L’annonce faite par Mourad Boudjellal de voir son club s’engager dans le championnat anglais ne saurait abuser les observateurs un peu sérieux. C’est une manière assez adroite de la part du président toulonnais de mettre la pression sur la Ligue – laquelle, on le sait, pèse de tout son poids sur le RCT, via un dépassement supposé du Salary Cap. C’est aussi une façon de laisser entendre que Toulon continuera de jouer les insurgés, refusant de s’incliner face à la limitation voulue par la LNR des budgets de clubs. Et dans ce rôle de boutefeux, on le sait, Mourad Boudjellal excelle.

Il n’a pas son pareil pour inverser la tendance, comme on le dit de la pression et faire le buzz. Pour autant et bien qu’il s’apprête à rencontrer Bruce Craig, l’un des patrons du rugby anglais et président de Bath, il n’y a aucune chance de voir, en l’état, le RCT disputer le championnat anglais. D’une part parce que la FFR ne l’acceptera pas. Et pour contourner son refus, le RCT serait tenu de changer de nom et de statuts. De l’autre, parce que je ne suis pas sûr qu’Hubert Falco, le maire de la ville et premier partenaire du club et de manière beaucoup plus générale l’ensemble des « sponsors » du RCT voient tout cela d’un très bon œil.

On nous rétorquera à bon droit que le XIII a déjà montré la voie avec les Dragons Catalans. Mais il y a fort à parier que les clubs anglais aussi refuseraient de voir Toulon entrer dans le bal de leur championnat. Tout simplement parce que cette arrivée mettrait un terme, de fait, à la Coupe d’Europe à laquelle ils sont justement si attachés et bouleverserait d’autant le bel ordonnancement de leur championnat.

Fin de l’histoire ? Regardons-y quand même à deux fois. Sous la rébellion toulonnaise se cache peut-être un mouvement de fronde à venir des clubs anglais et français, lesquels en ont plus qu’assez de l’hégémonie de leurs fédérations et pourraient, sur un je-ne-sais-quoi ou un trois fois rien, bâtir une révolution…

Jacques Verdier
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