Une génération en déshérence ?

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    Une génération en déshérence ?
Publié le , mis à jour

Jacques Brunel aborde son dernier Tournoi des 6 Nations avec un groupe assez hétéroclite. La Squaddra azzura s’apprête à souffrir...

Peu après avoir été mis à pied par Mohed Altrad à Montpellier, Fabien Galthié a bel et bien été approché par les dirigeants italiens. Et si l’un des meilleurs techniciens de la planète a finalement décidé de tourner le dos à l’offre juteuse de la Fir, il se murmure que c’est avant tout parce que Jacques Brunel - son ancien entraîneur à Colomiers - l’avait poussé dans ce sens. Info ? Intox ? Toujours est-il qu’il faudrait être un sorcier bien inspiré pour faire de la génération italienne actuelle une sélection vraiment dangereuse. À l’hiver 2016, alors que l’ancien adjoint de Bernard Laporte s’apprête à diriger sa dernière campagne internationale, la squaddra azzura ne présente pas le plus séduisant des visages. Auteurs d’un Mondial décevant, fessés par les Bleus, battus par l’Irlande et mis en danger par le Canada, les Transalpins ont toutes les peines du monde à recréer une génération dorée. Martin Castrogiovanni, Sergio Parisse, Alessandro Zanni et Leonardo Ghiraldini paraissent même bien esseulés pour tenter de redorer un blason terni par des années de détresse.

Dix néophytes pour disputer le Tournoi !

Pour disputer le Tournoi 2016, Jacques Brunel a donc décidé de lancer dans le grand bain dix nouveaux, dix bizuts au niveau international (les piliers Andrea Lovotti et Matteo Zanusso, le talonneur Ornel Gega, les troisièmes lignes Andries Van Schalkwyk, Jacopo Sarto et Abraham Steyn, l’ouvreur Edoardo Padovani, le centre Tommaso Castello, l’ailier ou arrière Mattia Bellini et l’arrière David Odiete), au sujet desquels le sélectionneur national ne sait pas encore s’ils ont ou non la capacité de survivre au plus haut niveau.

Alors, va-t-on enfin assister au réveil de l’Italie ? Seize ans après avoir intégré le Tournoi des 6 Nations, une génération dorée comme celle qu’incarnèrent au début du millénaire Massimo Giovanelli, Diego Dominguez ou Alessandro Stoïca verra-t-elle le jour ? Difficile à dire. À l’heure où nous publions ces lignes, les deux franchises italiennes où Brunel puise ses forces vives sont respectivement dernière (Trevise) et dixième (Zebre) du pro 12, l’autre nom de la Ligue celte…

Le groupe

Avants : Martin Castrogiovanni (Racing 92/FRA), Dario Chistolini (Zebre Rugby), Lorenzo Cittadini (Wasps/ENG), Andrea Lovotti (Zebre Rugby), Matteo Zanusso (Benetton Trévise), Ornel Gega (Benetton Trévise), Leonardo Ghiraldini (Leicester/ENG), Valerio Bernabo (Zebre Rugby), George Fabio Biagi (Zebre Rugby), Marco Fuser (Benetton Trévise), Francesco Minto (Benetton Trévise), Sergio Parisse (Cap. Stade Francais/FRA), Jacopo Sarto (Zebre Rugby), Abraham Steyn (Benetton Trévise), Andries Van Schalkwyk (Zebre Rugby), Alessandro Zanni (Benetton Trévise).

Arrières : Edoardo Gori (Benetton Trévise), Guglielmo Palazzani (Zebre Rugby), Carlo Canna (Zebre Rugby), Edoardo Padovani (Zebre Rugby), Mattia Bellini (Petrarca Padoue), Giulio Bisegni (Zebre Rugby), Michele Campagnaro (Exeter/ENG), Tommaso Castello (Rugby Calvisano), Gonzalo Garcia (Zebre Rugby), Kelly Haimona (Zebre Rugby), Luke McLean (Benetton Trévise), David Odiete (Marchiol Mogliano), Andrea Pratichetti (Benetton Trévise), Leonardo Sarto (Zebre Rugby).

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