Thierry Peuchlestrade: « à force de donner le bâton pour se faire battre, on prend des coups»

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    Thierry Peuchlestrade: « à force de donner le bâton pour se faire battre, on prend des coups»
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Aurillac s’incline sur la pelouse du stade Michel Bendichou, face à une équipe de Colomiers en total possession du ballon. Un sentiment de déception domine après ce match. Thierry Peuchlestrade revient sur les lacunes de son équipes.

Quel est le sentiment qui domine après ce match ?

La déception, c’est tout à fait légitime, non ? Oui déception parce qu’on n’a pas été à la hauteur. C’était deux équipes en course pour la qualification, il y a une équipe qui a répondu présente : Colomiers et une qui est restée dans les starting-blocks : Aurillac. Maintenant comment l’expliquer, je ne sais pas …

On vous a senti dominé dès le début, vous l’expliquez comment ?

On a vu d’entrée de jeu une équipe qui a su être très entreprenante, qui a conservé le ballon et qui a souvent avancé. On a vu une équipe qui a gagné tous les duels, qui nous a cantonné en défense toute l’après-midi. Après à notre tour, quand on a eu le ballon, ça a été une catastrophe ni plus ni moins. Que ce soit des ballons de récupération ou des ballons qu’on a joué en première mains, il y a eu trop de faute de mains. Et aussi l’indiscipline dans la zone de plaqueur plaqué … où on a pris des pénalités par manque de soutien.

Offensivement, comment expliquez-vous les erreurs ?

Offensivement ça a été une catastrophe, on ne s’est pas du tout retrouvé sur le terrain. Disons qu’il n’y a pas grand-chose à en tirer, durant tout une mi-temps on a fait une défense parfaite jusqu’à ce dernier essai qui a sellé le match et qui leur donne le bonus. On c’est cantonné à défendre pendant pratiquement toute la partie, on a souvent plié sans rompre, mais ça ne suffit pas. Le rugby c’est un sport où il faut être aussi pertinent quand on est en possession du ballon mais la ça a été une catastrophe tout simplement. On a perdu trop de ballon, c’était soit des fautes de mains, dû au manque de soutien dans la zone de plaquer plaqué ou alors sur des turnovers. Ça nous a pénalisés. On a eu beaucoup trop de lacune offensive, lorsqu’on a été en possession du ballon. Il y a eu une équipe sur le terrain, c’est Colomiers, qui mérite largement sa victoire.

Et ce bonus sur le gong qui vient vous assommer …

Le bonus qui aurait pu être évité d’ailleurs, qui a été évité pendant tout une mi-temps. Mais voilà à force de défendre, à force de donner le bâton pour se faire battre, on prend des coups et le dernier coup a été fatal.

Valentin, votre ailier, sort à la 22e minute. Vous pouvez nous en dire plus sur sa blessure ?

Oui c’est sa cheville, il a une belle entorse. Donc ça va l’éloigner des terrains pendant un petit moment. Je ne crois pas qu’il y en ait eu d’autre blessure. Maintenant la blessure est plus dans la tête que physique la tout de suite.

Avec la quinzaine qui arrive, ça risque d’être difficile. Vous la voyez comment ?

Une quinzaine qui est importante pour nous oui, notamment dans cinq jours on reçoit Béziers donc c’est vraiment un match important pour nous. Déjà c’est un match de haut de tableau et puis important pour nous si on veut continuer à espérer la qualification. Ça passe par une victoire contre eux. Après la tout de suite il faut panser les plaies et évacuer ce qui vient de se passer. Essayer de comprendre pourquoi, même si c’était tellement criard qu’on voit à peu près où étaient les lacunes. Je vais dire que si on a l’ambition de finir dans les cinq premiers, ce qui est l’objectif, il faut montrer un autre visage parce qu’il n’y a pas la place pour ce genre d‘équipe dans le top cinq.

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