Mathieu Lazerges : « Cela devient dangereux ! »

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    Mathieu Lazerges : « Cela devient dangereux ! »
Publié le , mis à jour

Le constat est amer pour le coach viennois, Mathieu Lazerges qui pointe avec son groupe à la 9e place de la poule 4 de Fédérale 1. Pour lui, ce championnat est « illogique » et pire encore.

Le CS Vienne pointe à la neuvième place de la poule 4 de Fédérale 1, est-ce que cela correspond à vos ambitions initiales ?

Non, franchement, notre ambition c’était le maintien en début de saison mais voilà, depuis l’AG de la Fédé au mois de juin, la règle du jeu a quelque peu changé. On nous avait parlé d’une répartition géographique des clubs souhaitant accéder au Pro D2 et, au final, lorsque l’on a découvert les poules en juillet, nous nous sommes aperçus que rien que dans notre poule, cinq clubs avaient postulé (au final ce sont trois clubs dont les dossiers d’accession déposés auprès des instances fédérales qui ont été validés.

Comment vivez-vous justement cette saison au côté de ces clubs aux ambitions et aux moyens diamétralement opposés ?

Ce n’est pas qu’une question de moyens parce que nous avons à Vienne un budget de 1,2 million d’euros mais en comparaison avec d’autres formations de notre poule, c’est un petit budget. Le problème se situe aussi dans la capacité qu’ont certaines de ces équipes à se préparer tous les jours. Elles ont commencé la saison en ayant autant de temps de préparation que nous n’en aurons sur toute la saison. On s’accroche, on essaie de tenir la route mais c’est très dur d’enchaîner quatre rencontres d’une telle intensité.

Vous voulez dire que vous ne luttez pas à armes égales ?

Exactement. Et j’ai du mal à comprendre que la Fédération cautionne un championnat où se mêlent professionnels et amateurs. Il n’y a pas d’équité sportive. Je vais même vous faire une confidence, il y a certains jeunes joueurs chez nous que j’hésite à faire entrer parce cela devient dangereux. Notre gros problème est que nous n’avons la même profondeur d’effectif que ces formations, pas le même temps de préparation. Ce championnat à deux vitesses met en danger tout le monde même les petits clubs qui n’ont d’autre ambition que le maintien. Ils sont obligés de s’engager eux aussi dans une course à l’armement pour tenir la saison. Ce championnat ne ressemble à rien, il est illisible et illogique.

Quelle serait alors la solution pour essayer de régler ses problèmes de disparité ?

Par exemple, que ses équipes qui n’ont d’autre ambition que d’accéder au monde professionnel, évoluent dans une division intermédiaire. Cela permettrait de ne pas mélanger les genres comme aujourd’hui et de stopper cette course à l’armement.

Cédric Cathala
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