Graulhet - Soyaux-Angoulême : déplacement à deux vitesses

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    Graulhet - Soyaux-Angoulême : déplacement à deux vitesses
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Ce Graulhet – Soyaux-Angoulême c’était la dernière finale de Fédérale 2, à quelques détails près. Les Charentais avaient remporté 23 à 13 le Bouclier de la division. Vrai remake ou pâle copie ? Les moyens affichés par les Charentais de l’entraîneur Julien Laïrle nous font pencher pour la deuxième option.

Graulhet et Soyaux-Angoulême se sont retrouvés cette saison dans cette poule 1 de Fédérale 1. Le match aller s’était soldé par une valise lourde à ramener pour les Tarnais de Graulhet. Soyaux-Angoulême avait infligé un 46 à 7 à son hôte du jour. Et même si les Charentais, qui ont pour objectif d’accéder au Pro D2, ces longs voyages font désormais partie du quotidien, l’entraîneur Julien Laïrle n’en reste pas moins prudent : « On se déplace toujours avec beaucoup d’humilité, on a l’expérience récente de déplacements qui vous remettent les idées en place. Après, on se déplace dans un vrai confort. »

Les Charentais poursuivent leur route, jusqu’ici, conforme à leurs attentes au milieu d’une poule qui aura connu une petite révolution il y a quelques semaines avec le forfait général de Chalon-sur-Saône. Une situation que Julien Laïrle déplore, un brin désabusé par les ambitions démesurées de ces clubs qui vont laisser beaucoup d’employés et de joueurs sur le carreau. Une solution ? Il avance : « Aujourd’hui il n’y a aucun intérêt sportif à ce championnat. On a supprimé le sel des phases finales en organisant cette phase d’accession en deux matchs, les clubs n’ont plus que 9 rencontres à domicile, le moindre déplacement, ce sont 5 000 euros qui sortent des caisses, il faut que ce championnat évolue. » Et, ci et là, on entend les présidents, les entraîneurs qu’ils soient pros ou amateurs appeler de leurs vœux la création d’une Pro D3 qui regrouperait ces clubs qui souhaitent et qui peuvent rejoindre le monde professionnel. « Cela ferait du bien au rugby pro mais cela ferait surtout du bien au rugby amateur. Je suis persuadé que d’ici deux ans, on y viendra. La Fédération a commencé le travail en créant ce système de dossiers de candidature pour valider une possible accession au Pro D2, c’est une première étape, il faudra aller plus loin. »

On vous parlait de détails en préambule, ceux-là pèsent et se comptent en euros pour satisfaire aux ambitions à venir. Soyaux-Angoulême affiche un budget de 2 millions d’euros, il en faudra le double voir le triple chez les professionnels. Mais la perspective n’effraie pas les Charentais de Laïrle : « Aujourd’hui nous nous sommes professionnalisés, structurellement, sportivement. C’est une réalité que nous assumons et nous étions obligés d’en passer par là pour franchir un cap dans nos ambitions. »

Cédric Cathala
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