Ils parlent de Dylan

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Clive Woodward, Will Carling et Brian Moore, trois des plus prestigieux observateurs du rugby anglais, éviquent le nouveau capitaine du XV de la Rose.

Outre Manche, le choix d’Eddie Jones n’a pas fait l’unanimité, loin s’en faut. Mais Dylan Hartley s’est néanmoins trouvé quelques précieux soutiens en Angleterre. Brian Moore, talonneur du XV de la Rose dans les années 90, analysait cette semaine dans les colonnes du Daily Telegraph : « L’équipe d’Angleterre était jusqu’ici trop scolaire, trop lisse, trop studieuse. Elle a clairement besoin de caractère et Dylan peut incarner ce nouveau visage dissuasif et inquiétant. J’ai rencontré le garçon à de nombreuses reprises. Dans la vie de tous les jours, il n’est pas le sulfureux rugbyman que l’on croise à Northampton. Ce n’est pas un voyou sans cerveau. » Selon Moore, Eddie Jones aurait ainsi remarqué qu’au fil de ses 66 sélections, le leader de Northampton n’a jamais perdu ses nerfs. « Hartley connaît l’exigence des tests internationaux, poursuit Moore. Il sait parler aux arbitres et ne sera pas l’élément incontrôlable qu’il a pu parfois incarner en championnat d’Angleterre. » Des propos corroborés par Will Carling, capitaine de la glorieuse Angleterre des Nineties : « Au plus haut niveau, Hartley n’a été cité qu’une seule et unique fois par un commissaire : c’était en 2012, le jour où il avait mordu le doigt de l’Irlandais Stephen Ferris. Pour moi, Hartley ressemble à Martin Johnson, dans le sens où il est agressif, dur sur l’homme et ne baisse jamais les yeux. »

Le nouveau Martin Johnson ?

A 29 ans, Dylan Hartley a-t-il enfin atteint la maturité que lui prêtent les observateurs les plus prestigieux du rugby anglais ? Il est encore trop tôt pour le dire. Le fait est que la précision de son lancer en touche et, surtout, sa puissance en mêlée fermée, ont beaucoup manqué à l’équipe d’Angleterre lors du dernier Mondial. La conclusion à Clive Woodward, entraîneur des champions du monde anglais de 2003 : « Nous n’avons pas besoin d’une équipe d’enfants de chœur. Après un tel désastre, il faudra du caractère pour se relever. En cela, le choix de Hartley est le meilleur. Quand j’ai été nommé à la tête de l’équipe d’Angleterre en 1995, j’ai décidé de faire de Martin Johnson mon capitaine et Lawrence Dallaglio son lieutenant. Les gens ont souvent critiqué ma décision, arguant que nous serions sanctionnés par les arbitres. Moi, je savais qu’avec de tels hommes, je pourrai gagner à Bloemfontein, à Auckland et Paris… » ​

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