• Ils ont marqué la Coupe de France de XIII
    Ils ont marqué la Coupe de France de XIII
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Rugby à XIII

Ils ont marqué la Coupe de France de XIII

Le Soler, Salses, le Grand –Avignon ont créé de belles surprises en Coupe de France. Ces clubs ont contribué à la légende de cette épreuve très prisée au sein du mouvement treiziste.

La Coupe de France Lord-Derby, elle n’a pas le même éclat que le championnat. Elle reste à jamais une épreuve très convoitée et appréciée par les joueurs. Tout joueur évoluant en élite caresse l’espoir un jour de de soulever ce trophée dont le premier a été attribué à Lyon en 1935. Cette compétition, elle permet à des clubs du deuxième ou troisième niveau  de s’exprimer. En 1983, une équipe a dérangé l’ordre établi, celle du Soler. Ce petit village catalan dont l’équipe fanion évoluait en Troisième division à l’époque, avait passé trois tours éliminatoires et s’était retrouvé en quart de finale face au XIII catalan, la formation phare de l’hexagone.
Ce quart de finale a eu lieu à Saint-Estève devant plus de 4000 spectateurs. Le XIII catalan, le champion de France en titre fut contraint de puiser dans ses ressources pour s’imposer péniblement (15-5). Quelques semaines après, le Soler aguerri par son expérience en Coupe de France remporta haut la main le titre  national de 3ème Division en écrasant Lescure 47 à 0.
En 1998, dans la cité papale, Le Grand-Avignon avait succédé au glorieux SOA. Le club du Vaucluse  évoluait au sein de l’élite 2 actuelle.En Coupe, les Avignonais avaient eu la chance  de bénéficier d’un tirage au sort favorable qui leur avait permis d’atteindre les demi-finales de l’épreuve. Dans ce dernier carré, ils se sont retrouvés opposés à Limoux qui avait la large faveur du pronostic. Sur la pelouse de Saint-Estève, ce sont les Vauclusiens qui passèrent ce tour. Ils s’imposèrent 22 à 18 face à une formation audoise qui avait fait  preuve d’un peu de suffisance. En finale à Carcassonne, l’effet de surprise n’a pas eu lieu face à Saint-Estève. Les Vauclusiens s’inclinèrent logiquement (38-0) face aux Stéphanois.

Ferrals et Carpentras, des raisons d'espérer

A ce jour, c’est le plus gros écart de toutes les finales jouées depuis 1935. Deux mois après, Saint-Estève réalisa le doublé. En finale du championnat de France à Narbonne, les  Catalans dominèrent Villeneuve - sur-Lot (15-8).A Salses-le -Château, ce coquet village catalan est connu par sa célèbre forteresse militaire  construite au quinzième. A Salses, la culture treiziste se transmet depuis des décennies de père en fils. Le rugby à XIII, il fait partie de la vie quotidienne de la cité.En 2005, la Coupe de France a fait le bonheur des Salséens. A l’époque, l’équipe fanion en division fédérale (3ème niveau) et dominait copieusement son championnat. Au stade des huitièmes, les Salséens écrasèrent Lyon-Villeurbanne 45 à 6. Une formation lyonnaise qui était lanterne rouge du championnat élite.En quart de finale, c’est Villeneuve-sur-Lot qui  se prit à Pia les pieds dans le tapis face aux Salséens (24-10).En demi-finale à Saint-Estève, Limoux a évité le piège salséen. Les Audois furent sans pitié face au Petit Poucet. Ce dernier quitta l’épreuve avec une addition assez salée (60-20) au final.  A ce jour, c’est la dernière performance d’un club 100 % amateur dans cette épreuve. Le Soler, Grand-Avignon, Salses, voilà des exemples qui pourraient inspirer Ferrals (Division Nationale)  et Carpentras (élite 2) toujours en course dans cette édition 2016. 

Didier Navarre
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