Gaël Fickou face aux défis de son avenir

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    Gaël Fickou face aux défis de son avenir
Publié le , mis à jour

International depuis ses 19 ans, l’avenir sportif de Gaël Fickou est tout tracé. S’il est conscient qu’une carrière de rugbyman passe très vite, le centre du Stade Toulousain, n’est pas encore inquiet quant à son après-rugby.

Pensez-vous à votre reconversion ?

Oui évidemment. En revanche je ne sais pas exactement ce que je ferai, puis ce n’est pas ma priorité… Le plus important pour moi, aujourd’hui, c’est d’investir intelligemment l’argent que je peux gagner en club et en équipe de France. Je souhaite surtout faire fructifier mon argent. J’ai des idées mais elles ne sont pas assez concrètes pour en parler ouvertement. Personnellement j’y pense un peu parce que je sais que ça va arriver très vite. Voilà on me dit régulièrement que je suis jeune mais ça va rapidement être là. Ça fait déjà trois-quatre ans que je suis au Stade Toulousain et c’est vrai que ça va très vite. Faut savoir investir, se projeter dans le futur. Il faut profiter du moment présent, certes, mais surtout ne pas tout « claquer » et ne plus rien avoir après. Je vais devoir être raisonnable.

Quel cycle d’études avez-vous suivi ?

J’ai obtenu un Bac STG, puis j’ai commencé un BTS MUC (Management des unités commerciales) mais je n’ai pas pu le finir vu l’ampleur du championnat, de la Coupe d’Europe et de l’équipe de France. Ça prenait beaucoup trop de temps et ça devenait compliqué de me donner à 100 % sur quatre tableaux différents.

L’inscription en BTS s’inscrivait, à l’origine, dans un objectif de reconversion ou symbolisait plus un parachute pour avoir au moins un diplôme ?

Un peu des deux. C’était pour me projeter sur mon avenir, d’abord parce que c’est un domaine qui me plaît. Mais il est vrai que c’était également pour avoir un parachute en cas de pépin. Après, au bout d’un moment j’étais obligé de faire un choix, ça devenait trop compliqué. C’est ma passion, mon métier donc j’ai fait le choix de continuer avec le rugby.

D’autres jeunes joueurs, notamment en ProD2, semblent beaucoup plus tournés vers leurs après-rugby, est-ce normal ?

Il ne faut pas se croire arrivé et toujours être prévoyant. Ils ont bien raison de le faire. Après, sans me prendre pour un autre, eux et moi avons un statut bien différent. J’ai la chance d’être au Stade Toulousain et de jouer en équipe de France. Si on prend l’exemple des jeunes joueurs de ProD2 ils gagnent beaucoup moins d’argent. Je pense qu’ils ont raison de continuer leurs études et d’être un peu plus prévoyant, je ferais pareil à leur place.

Projection dans plus d’une dizaine d’années : Pensez-vous rester dans le monde du rugby ?

Je ne sais pas. J’ai quelques projets dans le monde du rugby parce que je suis passionné. Après je ne sais pas si j’aurais encore la patience et la force de continuer dans ce milieu-là. Mais en tout cas c’est un domaine qui m’intéresse et me plaît.

Vous arrive-t-il de coacher des jeunes rugbymen ?

Oui bien sûr ! Je m’occupe des Crabos de L’union (N.D.L.R. : Association, sportive de l’union rugby XV, club de la ville de L’union). C’est tous les mercredis, ça me plaît, ça m’apprend à gérer les tempéraments, à voir comment ça se passe, à voir leur évolution, donc je me régale. Je ne suis pas l’entraîneur principal mais ça m’apprend à être plus « cadré », à avoir un plan de jeu et à évoluer techniquement ou même tactiquement. Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti

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