Élodie Poublan « remettre les choses dans l’ordre »

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    Élodie Poublan « remettre les choses dans l’ordre »
Publié le , mis à jour

Du haut de ses 50 sélections, Élodie Poublan (26 ans) fait office de leader dans le XV de France. Dans un groupe remanié par le staff, elle devra permettre aux jeunes joueuses de trouver leur place dans l’effectif tout en tentant d’aller glaner un nouveau Grand Chelem.

Comment s’est passée la préparation ?

Bien ! Il y a eu pas mal de changement dans le groupe par rapport au dernier Tournoi. Tout le monde s’intègre bien dans le projet de jeu. On l’a étudié ensemble et on rentre dans le vif du sujet depuis mercredi. Au fur et à mesure on va rentrer dans l’événement mais on peut dire que ça se passe plutôt bien oui.

Cette saison le staff a fait le choix d’intégrer une nouvelle vague de joueuses, notamment pour préparer la Coupe du monde 2017. Comment s’est passée leur intégration ?

Particulièrement bien, parce que les petites jeunes qui intègrent le groupe ont à cœur de faire de bonnes prestations et de s’intégrer au plus vite dans le groupe. Puis les anciennes, nous ne sommes pas si anciennes que ça donc la moyenne d’âge est assez basse donc c’est sympa. Puis finalement peu importe qu’elles soient nouvelles. Ce sont des joueuses méritent leur place et il n’y a pas de distinguo et en général ça se passe très bien.

Vous avez été élue meilleure joueuse 2015, est-ce que ça a changé quelque chose pour vous ?

Pas du tout. Pourquoi ? Déjà parce que je ne m’y attendais pas du tout. Ça m’a fait extrêmement plaisir. Après ça ne change ni ma manière d’être, ni ma manière de penser. Tant mieux pour moi, j’ai beaucoup bossé et je suis contente d’avoir reçu ce trophée. Maintenant il faut confirmer, en faisant de bonnes prestations afin de conserver le même niveau cette année et surtout l’année prochaine.

Objectif pour le Tournoi ?

L’objectif c’est le Grand Chelem ! Malheureusement on n’a pas réussi à le faire l’année dernière et ça a été une grosse désillusion. Maintenant ça va passer par une victoire face à l’Italie et on verra les autres matchs par la suite. On doit gagner tous les matchs à domicile, tout en allant s’imposer l’extérieur. Mais pour nous l’objectif est clair, c’est gagner le Tournoi des 6 Nations et surtout de réaliser le Grand Chelem.

Justement est-ce un clin d’œil de démarrer face aux Italiennes qui vous avaient privé de Grand Chelem la saison passée ?

Non c’est incomparable. C’était un match particulier l’an dernier. On le sait, on doit s’attendre à tout avec elles. Cette année nous sommes chez nous, donc nous aurons à cœur de nous rattraper par rapport à la désillusion de la saison passée. On n’avait pas mis notre jeu en place. Nous étions passées à côté et on veut remettre les choses dans l’ordre. Elles nous ont cueilli a froid l’année dernière et on sait plus ou moins à quoi s’attendre même si on ne les a pas vu jouer depuis le dernier Tournoi. Mais il est hors de question qu’on perde ! Elles ont peut-être progressé depuis l’an dernier mais nous aussi !

Donc vous ne les craignez pas cette année ?

On ne les craints pas, on les respecte. Elles nous ont cueilli a froid l’année dernière et on sait plus ou moins à quoi s’attendre, même si on ne les a pas vu jouer depuis l’an dernier. On va essayer de mettre notre jeu en place et il est hors de question qu’on perde ! Elles ont peut-être progressé depuis l’an dernier mais nous aussi. Donc on veut juste leur montrer que l’an dernier c’était une erreur de parcours. Et je dis ça sans les prendre de haut, mais je pense que si on fait notre jeu on doit s’imposer.

On est une année paire. Est-ce un argument supplémentaire pour envisager un succès final ?

C’est toujours préférable de recevoir trois fois. La dernière fois que ça nous était arrivé on avait fait le Grand Chelem, alors ça veut bien dire que ça marche. Maintenant on reçoit l’Irlande et l’Angleterre. Ce sont de grosses équipes et ce n’est pas uniquement parce qu’on les joue à domicile que ça va être des formalités. Ce n’est pas gagné d’avance. Mais déjà commençons par penser à l’Italie, ensuite on se projettera sur l’Irlande et déjà on aura des éléments de réponses plus précis pour se jauger.

La Coupe du monde est dans un an, est-ce que ce Tournoi a une saveur différente ?

Non pas forcément. Le staff continu de tester des joueuses qui vont, pour certaines, être jugées pour la première fois au niveau international, donc pour elle ce sera particulier. Mais pour les autres, chaque Tournoi est fort en intensité mais je ne pense pas qu’il sera différent des autres années. On est à deux ans d’une Coupe du monde, on doit encore travailler, on a des réglages à faire. En revanche l’année prochaine ça devrait être différent. Le Tournoi 2017 sera vraiment là dans le but de préparer le Mondial, mais on verra d’ici là.

World Rugby a sorti un classement entre les différentes nations et vous a placé en deuxième position. Que pensez-vous de cette reconnaissance ?

Ça montre que l’équipe de France féminine fait du bon boulot. On est devant l’Angleterre, ce qui prouve qu’on a de la qualité. On n’avait pas été mise au courant donc ça a été une énorme surprise. Mais maintenant c’est sûr qu’on aura à cœur de conserver notre place, d’engranger des points pour essayer de titiller, un jour, la Nouvelle-Zélande.

Ce qui était anecdotique va finalement devenir un objectif ?

Oui c’est sûr. On nous a fixé l’objectif de ne pas descendre en dessous de la place à laquelle on est aujourd’hui. Sachant que derrière, elles ne sont pas très loin. Mais pour faire simple il va falloir gagner pour accumuler des points et envisager cette première place.

La France a terminé neuf fois deuxième du Tournoi en dix-sept participations, est-ce une chose à laquelle vous pensez ?

Non pas du tout, même si c’est la place à laquelle on a terminé l’an dernier (rire). Deuxièmes, c’est frustrant. On ne peut pas s’en contenter. Pour nous l’objectif c’est de jouer notre rugby, sans faire de fausse note, pour aller soulever le trophée lors de la dernière journée face aux Anglaises, à Vannes. Ce serait magnifique. Le but finalement c’est de n’avoir pas à se poser la question d’une éventuelle deuxième place.

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