C’est sa chance !

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    C’est sa chance !
Publié le , mis à jour

Auteur d’un très bon début de saison avec le Racing 92, le troisième ligne francilien aura pour mission de faire oublier Thierry Dusautoir. Rien que ça !

Au Racing, Wenceslas Lauret a poussé l’an dernier Dan Lydiate (meilleur joueur d’Europe en 2012) à quitter la banlieue parisienne avant de s’imposer cette saison comme le joueur le plus perforant du paquet d’avants francilien. Pas mal, pour un joueur que l’on disait maladroit et peu coordonné à ses débuts. « J’ai voulu changer, explique-t-il. On m’avait trop longtemps enfermé dans un profil de gratteur-récupérateur. Un jour, je me suis dit : « Évolue, concentre-toi, demande le ballon et change un peu de registre. » J’espère y être parvenu. » Dans les Hauts-de-Seine, Lauret fait si forte impression depuis six mois que Guy Novès et Yannick Bru souhaitent aujourd’hui faire de lui le successeur de Thierry Dusautoir en équipe de France. « Il a les épaules, explique Benoît Guyot, son ancien coéquipier au Biarritz olympique. N’oubliez pas qu’il n’a que 26 ans. Sa marge de progression est encore énorme… »

Delmas : « Excellent joueur de touche »

Jacques Delmas, qui le lança en Top 14 en 2008, analyse : « Wenceslas n’a plus grand-chose à voir avec le joueur que j’ai connu au BO. Il est devenu un très bon porteur de balles et, surtout, un excellent joueur de touche. En Top 14, quand tu joues le Racing, tu sais qu’il va te casser les bonbons en fond d’alignement. Dans ce secteur de jeu, il est d’ailleurs bien supérieur à Thierry (Dusautoir). » Entre son humble personne (sept sélections) et le détenteur du record de capitanats chez les Bleus, Lauret a conscience que persiste encore un monde. Mais puisque le staff des Bleus lui a redonné sa chance, il est résolu à l’honorer dignement : « J’ai disputé le dernier Mondial sur Playstation. Ce fut dur, parfois. Mais la concurrence était trop forte. Je ne pouvais lutter avec le capitaine historique du XV de France. »

Dusautoir parti, la voie est libre pour le flanker du Racing. Sa maman, Gladys, en pleurerait presque : « Il le mérite, vous savez. En 2012, les commotions cérébrales l’ont presque poussé à stopper sa carrière. À l’époque, le docteur lui avait dit : « À la prochaine, je t’interdis la pratique du rugby ! » Wenceslas avait alors passé quelque temps chez moi. Il n’avait pas le moral. Il avait besoin de repos, besoin de voir sa maman. Nous essayons, lui et moi, de ne plus penser à tout ça. Mais ce n’est pas facile. Chaque fois que je vais au stade, je ne peux m’empêcher d’engueuler les mecs qui le plaquent. » Prends garde, Italie, c’est aussi l’amour d’une mère que tu affronteras au Stade de France !

Marc Duzan
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