XV de France : Carnet d’évaluation des avants

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    XV de France : Carnet d’évaluation des avants
Publié le , mis à jour

Après la victoire des français voici l’analyse des performances des avants tricolores.

Ben Arous trop discret

Le pilier gauche a peut-être livré sa plus mauvaise prestation en Bleu. Le Racingman, d’ordinaire hyperactif, est resté discret dans le jeu et a clairement subi en mêlée face à Cittadini, avec deux pénalités concédées. Jeff Poirot, entré à la 50e, a mieux tenu son rang. Sa faute évitable à la 70e minute sur une zone plaqueur plaqué a mis les Bleus en difficulté. Il a tout de même répondu présent lors des dernières épreuves de force.

Guirado, baptême mitigé

Le premier capitanat de Guilhem Guirado ne restera pas dans les annales. Le talonneur n’est pas apparu saignant en attaque. Le poids de la responsabilité a-t-il pesé sur ses épaules à ce niveau ? Raffûté par Campagnaro sur sa première intervention, le Toulonnais n’en a pas moins conservé son abattage défensif avec quinze plaquages. En touche, il s’est tout de même montré précis, avec une seule perte de balle, non imputable à son lancer.

Slimani en difficulté

Solide sur les premières épreuves de force, Rabah Slimani a progressivement décliné, au point d’être pénalisé en début de seconde période sur une mêlée dans ses 22 mètres. Faute convertie en points par Cana. Son activité dans le jeu reste trop limitée. Uini Atonio, entré à la 50e, a tenté d’apporter sa puissance, sans succès. Sifflé un peu sévèrement sur une tentative de contre-ruck, il aurait pu précipiter la chute des Tricolores (74e).

Jedrasiak, decrescendo

Le Clermontois a réalisé une première période prometteuse : il a assumé ses responsabilités en touche, a avancé à l’impact et, après un petit pêché de gourmandise, est parvenu à transmettre après contact sur le premier essai. Un de ses trois off-loads de l’après-midi. En deuxième période, il est apparu moins en vue, pêchant physiquement.

Maestri loin de son niveau

Yoann Maestri a livré une prestation très éloignée de ses standards et des attentes du niveau international. Le deuxième ligne toulousain a manqué trois plaquages et n’a pas apporté son impact physique dans les zones proches. On l’a souvent cherché du regard à l’heure où les deux équipes ferraillaient. Il a semblé plus présent au cours de la seconde période avec, notamment, ce ballon volé en touche sur une situation chaude au plus fort de la domination italienne (58e).

Chouly inoffensif

Au quart d’heure de jeu, le troisième ligne aile a glissé en numéro 8 pour compenser la blessure de Louis Picamoles. À son crédit, on retiendra cet essai inscrit en coin. Pour le reste, il n’aura pas su compenser la perte de Louis Picamoles en termes de puissance et de prises d’initiatives. Capitaine de touche, il n’a pas non plus su trouver la parade face à l’alignement transalpin. Son en-avant sous une chandelle (50e) sans pression témoigne de sa fébrilité.

Lauret, promesses à moitié tenues

Attendu comme le troisième ligne à tout faire des Bleus, le Racingman a été sur courant alternatif et n’a pas tenu toutes ses promesses. Le flanker a effectué un démarrage intéressant avant de baisser le pied en fin de première période. Il a tenté en vain de contrer le lancer italien sur ses cinq mètres, fragilisant ainsi la défense des Bleus, impuissante sur le groupé transalpin. Il a montré un soupçon de justesse technique en servant Damien Chouly dans le bon tempo sur le deuxième essai tricolore. On escomptait tout de même un abattage supérieur de sa part.

Picamoles, le crève-cœur

Le Tournoi des 6 Nations 2016 a commencé de la pire des manières pour Louis Picamoles : le numéro 8 a dû quitter ses partenaires, visiblement touché à un genou. Le Toulousain avait auparavant été « coffré » sur une charge (6e) et avait servi de relais sur l’essai de Vakatawa. Remplacé par Yacouba Camara à la 16e. Le Toulousain s’est beaucoup démené, en défense comme en attaque. Sa couverture de terrain constitue un atout certain comme l’a montré sa défense sur Parisse, amenant la pénalité de la victoire (76e).

Vincent Bissonnet
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