XV de France : Carnet d’évaluation de la ligne arrière

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    XV de France : Carnet d’évaluation de la ligne arrière
Publié le , mis à jour

Après la victoire des français voici l’analyse des performances de la ligne d’arrière tricolore.

Bezy brouillon

Sébastien Bezy, promu buteur du XV de France, a connu des débuts internationaux très mitigés. Pas forcément mis en confiance pour ses deux coups de pied ratés d’entrée (une pénalité à la 13e puis une transformation deux minutes plus tard), il s’est montré trop brouillon dans l’animation malgré une volonté constante d’accélérer le rythme. Après son troisième échec face aux barres (34e), il a laissé cette responsabilité à Jules Plisson. À noter tout de même son précieux jeu au pied d’occupation dans le deuxième acte. Remplacé par Maxime Machenaud (69e), qui effectuait son retour chez les Bleus.

Plisson décisif

Malgré une première mi-temps décevante, Jules Plisson est parvenu à relever en tête après la pause. Car, jusque-là, ce sont davantage ses errements défensifs qui avaient marqué puisque les Italiens ont percé plusieurs fois dans sa zone. Mais, derrière une magnifique inspiration avec un jeu au pied par-dessus qu’il a lui-même récupéré sur la ligne médiane (52e), l’ouvreur s’est mué en patron de ce XV de France. Plus juste dans l’animation, il a également repris la charge du but à un Bézy en échec. Résultat : trois sur trois (60e, 69e et 76e), dont une dernière pénalité des cinquante mètres en coin. Preuve de caractère.

Danty-Fickou, duo d’avenir

Quelques satisfactions à retenir au centre de l’attaque même s’il est en droit d’en attendre davantage. Jonathan Danty s’est fait remarquer en cassant des plaquages d’emblée et en jouant juste. Ceci notamment sur le premier essai français, sur lequel il a touché trois fois le ballon en amont sur la même action (14e). C’est encore lui qui a fixé deux défenseurs pour décaler Bonneval sur l’essai de l’ailier parisien (60e). Il a toutefois été trop timide, à l’instar de son compère Gaël Fickou. À son actif, il a toujours avancé dans l’axe quand il était sollicité et a surtout joué rapidement la pénalité à la main avant de trouver un intervalle sur l’essai de Chouly (33e). Remplacé par Maxime Mermoz (57e), lequel a amené de la continuité dans le jeu, à commencer par la séquence qui a fini par l’essai de Bonneval (60e). Il s’est également montré agressif sur sa défense.

La promesse Vakatawa

C’était un pari. Il est globalement réussi. Virimi Vakatawa a répondu aux espoirs placés en lui sur le registre offensif. C’est lui qui, dès la 15e, a inscrit le premier essai de la rencontre en coin, après avoir crocheté l’ultime défenseur. Quelques minutes plus tard, il a gratifié le public du Stade de France d’une nouvelle fulgurance en prenant sur le dessus sur deux adversaires avant de passer les bras pour mettre Médard dans l’intervalle (18e). S’il a été l’auteur de quelques failles défensives, comme à la 25e quand il a raté un ballon dans son en-but sans conséquence, il a participé à débloquer la situation française en faisant voler en éclats la muraille italienne sur l’attaque qui a terminé par l’essai de Bonneval (59e). Ce dernier, qui n’a pas traversé un match homogène. D’abord en difficulté durant la première heure de jeu, jusqu’à cafouiller un ballon qui aurait pu coûter cher (57e), c’est lui qui a relancé les espoirs en inscrivant le troisième essai des Bleus en coin (60e), malgré le retour défensif de Canna. Huit minutes plus tard, il a montré son autorité en s’imposant dans les airs sous un ballon chaud.

Médard pas assez incisif

Maxime Médard a alterné le bon et le moins bon. D’abord battu sous un ballon haut par Sarto (6e) dans ses 22 mètres, ce qui a offert une occasion d’essai aux Italiens, il s’est bien repris avec plusieurs fulgurances rassurantes : un ballon poursuivi au pied dans le camp adverse (10e), un défenseur fixé et une passe décisive pour Vakatawa sur l’essai de ce dernier (15e) ou une opportunité transalpine sauvée grâce à une belle couverture (25e). Mais l’arrière toulousain, même si son pied gauche s’est avéré précieux, a manqué d’alternance par moments et ne s’est pas montré assez incisif sur le plan offensif. Il doit faire mieux. Remplacé par Jean-Marc Doussain (78e), placé à l’ouverture et qui s’est contenté de défendre.

Jérémy Fadat
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