Sevens Series, la fête du rugby

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    Sevens Series, la fête du rugby
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Le circuit mondial du 7 a fait escale a Sydney pour la 4e etape du World 7. Et la capitale du NSW a sorti tous ses atours pour l’occasion: stade plein pendant les deux jours de competition, temps superbe dans un stade ideal pour le rugby. Et, pour qui n’a jamais assiste a un tournoi de 7, le spectacle est tout aussi bien sur que en dehors du terrain. Les couleurs, les costumes, la musique, le karaoke geant, tout est la pour donner une ambiance de fete au tournoi. Et contrairement aux idees recues, le rugby a 7 est bien un sport a part entire et pas un passé-temps pour meubler l’inter-saison.

Un sport exigeant

Les difficultés éprouvées par les vedettes quinzistes pour s’adapter sont la pour montrer que ce sport, maintenant olympique, est bien plus difficile qu’on veut bien l’imaginer. Extrêmement physique, caractérise par la répétition des efforts et des courses longues, l’effort est tout à fait différent du XV. La technique individuelle est aussi différente avec des passes plus longues, des entrées dans les regroupements qui doivent être contrôlées pour ne pas perdre ses appuis, a 7, on ne peut se cacher. La lecture du jeu est cruciale car tout se joue très vite.

Rugby universel

Enfin, voila la version du rugby qui est universelle et non cantonnée a 5 ou 6 pays dominants : Fidji, Kenya, États-Unis sont maintenant devenus des places fortes du rugby a 7. Toutes les équipes présentent a Sydney ont eu droit a leur quota de supporteurs nationaux, plus colores les uns que les autres. Comment ne pas oublier le soutien vocal aux Fidjiens lors d’une demi-finale au couteau contre la Nouvelle-Zélande : un stade en délire… Et on ne parle pas de l’ovation faite aux Australiens lors de leur victoire sur l’Afrique du Sud.

La France en retard

Alors, dans tout ça, la France est à la remorque. Avec une équipe affaiblie par les absences des joueurs cadres (blessures, repos ou appel en équipe de France à XV), le 7 français n’a pas remporté la moindre rencontre ce week-end, terminant dernière de cette étape du circuit mondial. Bien sûr, le but suprême reste les Jeux Olympiques de Rio mais, pour cela, il va falloir que l’équipe de France se remette à progresser, avec ou sans quinzistes.

La Nouvelle-Zélande sur le fil

Au niveau résultats, la première journée ne donna lieu à aucune surprise et les 8 meilleures équipes du moment se sont qualifiées pour la Coupe. En quarts de finale, la seule demi-surprise est venue de l’Australie, les locaux de l’étape, qui sont venus a bout d’une équipe anglaise handicapée par les blessures. La demi-finale entre Fidjiens et Néo-zélandais tint toutes ses promesses avec un engagement physique total de la part des deux équipes, montrant même un peu d’animosité au niveau des contacts. Seule une transformation sépara les deux équipes au coup de sifflet final. L’autre demi-finale vit les Australiens prendre le meilleur sur les leaders actuels du circuit mondial, l’Afrique du Sud : en limitant les espaces laisses au redoutable finisseur, Senatla, les Australiens ont privé les Sud-Africains de leur arme principale et ont su préserver un avantage acquis en 1re mi-temps. En finale, dans une ambiance incroyable, la Nouvelle Zélande a attendu la dernière seconde, comme a Wellington pour arracher la victoire sur la dernière action du match, l’emportant sur le score de 27 à 24. Jacques Broquet.

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