Ben Arous : « Montrer au monde entier qu’on peut exister »

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    Ben Arous : « Montrer au monde entier qu’on peut exister »
Publié le , mis à jour

En toute lucidité, Eddy Ben Arous a fait face à ses responsabilités quant aux difficultés rencontrées face à l’Italie. Mais il jure également que les Bleus ont tiré des enseignements de ce premier match et qu’ils seront prêts pour défier l’Irlande

 
 

Guy Novès s’est dit peu satisfait de la performance de la mêlée française contre l’Italie. Quel est votre sentiment ?

On a perdu un ballon et on a été pénalisé à deux reprises. Nous n’avons pas assez communiqué pour les mettre en difficulté. Ça nous fait basculer dans le côté négatif sur ce secteur de jeu.

Comment expliquez-vous ces difficultés en mêlée ?

Je pense vraiment que c’est un manque de communication entre Rabah (Slimani), Guilhem (Guirado) et moi. Nous avons peut-être trop travaillé individuellement.

Quel regard portez-vous sur les lacunes affichées dans les zones de ruck ?

Ces lacunes viennent probablement des positions un peu nouvelles que l’on doit respecter. On a été un peu perdus par moment. On a essayé de travailler cette semaine pour corriger ces lacunes et être plus performants face à l’Irlande.

A titre personnel, vous avez moins porté le ballon que d’habitude. Pourquoi ?

Justement, c’est par rapport à cette mise en place de ce système de zone, j’ai parfois été un peu perdu, même en défense. Il faut que j’assimile le fait de jouer de cette façon.

Quel a été la tonalité du discours de Guy Novès au moment du débriefing ?

Il était surtout content car nous aurions pu perdre le match. Il nous a donc félicité. C’est mieux de débuter un tournoi avec une victoire. Il a ensuite insisté sur l’état d’esprit car c’est ce que nous voulions mettre en avant avec un groupe très solidaire. Ensuite, sur l’aspect tactique, il y a eu des défauts car nous n’avions pas jusque-là de match référence. Désormais, nous en avons un pour continuer à travailler.

Avez-vous des certitudes quant à la composition de l’équipe qui sera alignée samedi contre l’Irlande ?

Aucune certitude. On est perpétuellement remis en question. Au niveau international, ça ne pardonne pas. Ce n’est pas comme en club où on peut faire deux ou trois matchs moyens. Ici, le niveau est tel que chaque semaine est compliquée. Et si on veut espérer jouer, il faut être performant tout le temps.

Après l’échec face à l’Irlande en Coupe du monde, cette rencontre sera-t-elle particulière ?

Ce qui est particulier, c’est que nous n’avons pas battu cette équipe depuis quatre ans. Pour les anciens et même pour nous, ce match nous tient particulièrement à cœur. On a envie de montrer au monde entier qu’on peut exister. Pour ça, on doit battre l’Irlande.

Cette défaite contre l’Irlande en match de poule du mondial vous a-t-elle plus marquée que la défaite face aux Blacks ?

Mentalement, cette défaite face à l’Irlande nous a fait très mal. Nous étions bien préparés, mais nous avons eu deux ou trois déchets qui leur ont permis de prendre le dessus. Et nous n’avons jamais su repasser devant. Forcément, après une défaite comme ça, c’est très compliqué, surtout quand tu retrouves les Blacks qui sont en pleine bourre.

Les règles de vie ont-elle changé à Marcoussis depuis l’arrivée de Guy Novès ?

Euhh non, sinon qu’il n’y a plus d’amende pour les joueurs ?

Parce qu’il n’y a plus de retard ?

Oui, c’est vrai, il n’y a plus de retard. Globalement, tout le monde est même plutôt en avance de cinq ou dix minutes lors des rendez-vous fixés. Je ne sais d’ailleurs pas ce qui arrivera à celui qui sera en retard pour la première fois (rires).

Arnaud Beurdeley
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