Le risque contre l’Irlande, c’est de se faire « coffrer »

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    Le risque contre l’Irlande, c’est de se faire « coffrer »
Publié le , mis à jour

Avant ce deuxième rendez-vous du Tournoi des 6 Nations 2016, le capitaine des Bleus Guilhem Guirado fixe les objectifs. Et annonce une équipe de France autrement plus agressive dans le combat.

Quel souvenir conservez-vous de la dernière confrontation contre l’Irlande ?

Tout d’abord, je ne reviens pas trop sur le passé, ça ne sert pas à grand-chose. Surtout que beaucoup de joueurs ont changé. Nous sommes revenus quand même sur certaines choses que les Irlandais vont nous proposer pour avoir bien conscience de la tâche qui nous attend. Mais je pense qu’il est préférable de nous focaliser sur notre jeu, sur ce qu’on doit bien faire. On doit notamment se rattraper sur le plan défensif. On doit être plus forts sur le plaquage, plus fort sur notre ligne de défense. Tout en continuant à jouer et à tenir le ballon comme nous avons pu le faire contre l’Italie sur de très belles séquences.

En quoi le mode de défense irlandais peut-il vous amener à une autre stratégie que samedi dernier face à l’Italie ?

D’abord, il faudra que l’on se concentre sur nos positions, sur nos attitudes au contact. Il faudra sans doute attaquer plus bas et ne pas percuter en haut. Le risque face à l’Irlande, c’est de se faire coffrer. Si on prend conscience de ça et de la vitesse de jeu, si on est bien organisé dans les phases de ruck avec deux soutiens, que l’on tient bien le ballon, on pourra voir des choses intéressantes. Après, si dès le premier temps de jeu, on se fait coffrer en haut, ce sera difficile de jouer contre ces Irlandais qui sont vraiment très précis sur ce secteur-là.

En quoi le changement des deux piliers peut-il modifier votre approche de la mêlée ?

Il est certain que Jefferson (Poirot) et Uini (Atonio) n’ont pas les mêmes caractéristiques que Rabah (Slimani) et Eddy (Ben Arous). Mais nous avons pu travailler durant toute la semaine pour essayer d’avoir un maximum de lien et notamment en fonction de ce que l’Irlande va nous proposer. Quoi qu’il arrive, comme l’a expliqué Guy (Novès), il y a des joueurs qui commencent le travaillent et d’autres qui le terminent. La mêlée, c’est un travail collectif. Il ne faut pas regarder uniquement le nom du joueur qui débute le match. Face à l’Italie, c’est grâce au travail de sape effectué en début de rencontre que nous avons réussi à bien terminer la rencontre dans le secteur de la mêlée.

Vous avez joué l’intégralité de la rencontre face à l’Italie, ce qui est assez rare pour un talonneur. Comment avez-vous récupéré et vous sentez-vous prête à renouveler la performance ?

Tout joueur se prépare pour jouer un maximum de temps sur le terrain. Sur ce match, il n’y a pas eu de coaching, mais ce n’est pas un problème. Globalement, ça s’est bien passé. Évidemment, j’étais un peu fatigué, mais qui n’est pas un peu fatigué après un match international ? Mais j’ai bien récupéré.

Quel regard portez-vous sur votre vis-à-vis au talonnage Rory Best, également capitaine de son équipe ?

C’est un joueur très fort en mêlée, très fort au grattage. Il joue depuis longtemps, très grosse expérience. Je me focalise assez peu sur mon adversaire direct. Mais plutôt sur notre performance. Si je peux prendre le dessus sur lui, je le ferai avec plaisir. Mais je veux me concentrer sur ma performance et sur le jeu de l’équipe de France.

Arnaud Beurdeley
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