Les trois hommes à suivre

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    Les trois hommes à suivre
Publié le , mis à jour

Entre les nouvelles têtes, propulsées titulaires après l'Italie, et les revanches attendues, nous avons ciblé trois hommes qui auront un rôle clé face à l'Irlande cet après-midi. Décryptage.

Teddy Thomas : la grande attraction

Quand le nom de Teddy Thomas est prononcé par Guy Novès, jeudi matin lors de l'annonce de l'équipe appelée à défier l'Irlande, beaucoup de discussions s'entament forcément. Des attentes, aussi. Joueur comptant parmi les plus talentueux de la jeunesse française, l'ailier du Racing (22 ans) a connu des débuts fracassants, que ce soit à Biarritz (5 essai lors de ses 5 premiers matchs) ou en Bleu (4 essais lors de ses 2 premiers matchs). L'ailier basque est clairement un joueur de classe, inspiré et inspirant. Mais il s'est aussi perdu, entre des erreurs de jeunesse et des blessures musculaires à répétition. Rappelé par Guy Novès après le forfait de Wesley Fofana, Thomas débutera ce samedi la rencontre face au XV du trèfle. L'occasion de prouver à tous que le talent est intact, mais qu'il est désormais servi par plus de maturité dans une rencontre où les Irlandais ne manqueront pas de le tester dans les airs.

Atonio : la force oui, mais pour quelle endurance ?

Uini Atonio titulaire, ce n'est pas franchement une habitude. Une grande première en Bleu ? Pas totalement, puisque le Néo-Zélandais avait débuté la rencontre de Coupe du monde face à la Roumanie. Mais sa présence dès le coup d'envoi, face à un adversaire de niveau au moins équivalent, vaudra le coup d’œil. Jusque-là, ses 150 kilos faisaient de lui une arme de choix en fin de rencontre, pour ouvrir des brèches dans des défenses usées. Mais ce physique atypique semblait contre-indiquer son utilisation durant une heure de temps de jeu à l'international. C'est justement le pari qu'a décidé de tenter Yannick Bru, aussi contraint par la petite forme de Rabah Slimani. A quitte ou double.

Sébastien Bézy : la deuxième chance

Dire qu'on attend plus de Sébastien Bézy est une évidence. Un sentiment d'abord lié à son début de saison éblouissant avec le Stade toulousain, mais aussi à la concurrence au poste, potentiellement la plus féroce de France (Parra, Machenaud, Serin, Pélissié, Paillaugue, Tillous-Bordes, Lesgourgues…). A son crédit, face à l'Italie, une envie réelle et assumée de dynamiser le jeu français et qui a grandement pesé sur les trois essais des Bleus, en bout de ligne. A son débit, une défaillance dans les tirs au but (0 sur 3) mais surtout des difficultés à gérer les temps faibles de son équipe, grand péril du poste que le paquet d'avants ne remplit pas pleinement sa mission. Vraisemblablement déchargé du tir au but au profit de Plisson, ce samedi face à l'Iralnde, c'est sur ce dernier point que Sébastien Bézy (24 ans) sera notamment attendu. En espérant que ses avants lui facilitent cette fois-ci la tâche.

Léo Faure
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