Plisson : "Les semaines à Marcoussis sont moins longues..."

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    Plisson : "Les semaines à Marcoussis sont moins longues..."
Publié le , mis à jour

Pour expliquer la réussite des Bleus, Jules Plisson invoque notamment l’excellente ambiance dans la vie de groupe, mais aussi le nouveau élan insufflé par le staff de Guy Novès. Il n’en demeure pas moins lucide sur le chemin restant à parcourir.

Pourquoi ne pas avoir utilisé plus largement le jeu au pied en première période, quand les conditions climatiques étaient si difficiles ?
Nous sommes mal sortis de notre camp en première mi-temps, c’est vrai. Mes deux premiers coups de pieds n’ont pas été bons. Ce n’est pas une excuse, mais je crois que j’avais mis un peu trop de résines sur les mains. Du coup, sur ma première chandelle, le ballon est resté collé à ma main et ma chandelle est totalement dévissé. Et sur le deuxième, je vois que Teddy (Thomas) m’appelle sur l’aile. J’ai l’impression que l’option n’est pas trop mal car face à Teddy, il y a le talonneur et un deuxième ligne. Seulement, Je rate ma passe au pied. C’est dommage.

Mais pourquoi ne pas avoir cherché à plus occuper le camp adverse par du jeu au pied long ?
Le problème, c’est que nous avons voulu trouver les touches alors qu’il aurait fallu taper loin pour les mettre un peu plus en difficultés. Et malheureusement, on leur a permis de bénéficier de lancers en touche dans notre camp. Conséquence : nous sommes restés sous pression. Maintenant, j’ai le sentiment qu’en défense, nous avons été solides.

Avez-vous senti les Irlandais craquer en fin de partie ?
On a vu les regard des irlandais changer au fur et à mesure que la partie avançait. D’abord, parce qu’ils ont eu beaucoup de joueurs blessés. Ensuite, en raison de notre domination en deuxième période. Notre défense nous a permis de les décourager. Quand une équipe joue autant sans pouvoir « breaker », elle finit par s’épuiser. Pour nous, c’est une satisfaction car notre performance en défense contre l’Italie n’avait pas été géniale. On devait se racheter. La pluie nous a aidé car avec un ballon glissant, plus on montait vite, plus on montait fort, plus ils étaient difficultés. Sur deux ou trois actions, on les a senti un peu perdus, un peu découragés.

Que vous a dit Guilhem Guirado à la fin de la rencontre ?
Il nous a dit que cette victoire allait compter car pour une équipe jeune, c’est le genre de match important. Le genre de match qui permet à des jeunes comme nous de grandir. Il nous a aussi dit qu’il était très fier de l’état d’esprit affiché. C’est un match qu’on a été cherché avec les tripes quand même. Et dans ce registre, notre capitaine nous a montré la voie à suivre. (ndlr : il s’arrête, sourit puis reprend). On a vraiment un gros capitaine. Quand je revois le plaquage qu’il assène à un moment à je ne sais quel joueur irlandais en première mi-temps, je me dis que je n’aurais pas aimé le prendre celui-là (rires).

Lorsque vous avez inscrit l’essai de la victoire en fin de rencontre, votre joie collective ressemblait à celle d’une équipe de football...
C’est une équipe de jeunes, de potes qui s’entend super bien, qui vit très bien. Maintenant, je suis bien conscient qu’une équipe qui vît bien peut perdre. D’ailleurs, je crois bien qu’on vous l’a dit pendant longtemps... Mais là, c’est franchement énorme. Les semaines à Marcoussis sont beaucoup moins longues que les années précédentes. On prend autant de plaisir sur le terrain que dans la vie de tous les jours. Voilà pourquoi tout le monde sautait sur tout le monde après l’essai.

Arnaud Beurdeley
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