Débuts encourageants

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    Débuts encourageants
Publié le , mis à jour

L’heure est au premier bilan après les deux premières journées de ce 6 Nations. Revue d’effectif des vainqueurs et des perdants des premiers sélectionnés de l’ère Guy Novès.

Deux matchs, deux victoires. 100 % de réussite pour les Bleus de Guy Novès pour le moment. Certes, les succès sur l’Italie (de deux points) et sur l’Irlande (d’un petit point) sont étriqués mais prometteurs à plus d’un titre.

Une de ses réussites du début de son mandat, c’est d’avoir réussi à évacuer la sinistrose qui semblait coller aux basques des Bleus depuis deux ans. L’état d’esprit n’est plus le même et si tout n’est pas encore rose en termes de jeu, les intentions semblent louables. Face aux Irlandais et malgré une pluie battante les Tricolores ont cherché à remonter les ballons à la main, et le projet de jeu du XV de France n’est plus seulement une tentative de démolition de l’adversaire, mais une réelle volonté de produire du jeu en cherchant à contourner.

D’ailleurs dans les choix du nouveau sélectionneur son empreinte se lit. À commencer par les deux sélections de l’ailier Fidjien, au français encore hésitant, mais aux appuis diablement prometteurs, Virimi Vakatawa qui face à l’Italie surtout fût un diable pour les défenseurs. De l’autre côté en revanche, le chantier semble toujours ouvert. Ni Bonneval, ni Thomas n’ont réussi à s’imposer à l’inverse du poste d’arrière où Maxime Medard a réussi son retour.

Autre « trouvaille » de Novès, la charnière Bezy-Plisson qui n’a pas tout réussi, loin s’en faut, mais semble taillée pour l’avenir. La façon dont les deux joueurs ont su relever la tête après une première mi-temps globalement ratée avec aux Italiens, est intéressant pour l’avenir. Au poste de trois-quarts centre, Jonathan Danty a démontré qu’il pouvait jouer aussi bien avec Fickou ou Mermoz. C’est déjà pas mal.

Devant, l’équation ne semble pas encore résolue et notamment au niveau de la mêlée fermée où sur les deux rencontres, l’attelage français a été chahuté (même s’il a bien fini face aux Irlandais). Chez les « gros », Uini Atonio semble être le grand perdant, alors que Jefferson Poirot a plutôt réussi ses débuts. En deuxième ligne Paul Jedrasiak va rentrer dans la rotation, alors que pour la première fois depuis qu’il est chez les Bleus, Yoann Maestri a quelque peu déçu. L’activité d’Alexandre Flanquart a été très précieuse.

En troisième ligne, les Bleus semblent Picamoles-dépendant. Pour le reste, aucun des cinq autres joueurs utilisés n’a été véritablement convaincant, tant et si bien qu’un retour de Bernard Le Roux semble évident pour le pays de Galles. Réponse mardi ou mercredi prochain.

Pierre-Laurent Gou
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