Perez-Marty, monuments en péril

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    Perez-Marty, monuments en péril
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Le troisième ligne et le centre, en fin de contrat, ne se sont toujours pas vus proposer de prolongation de contrat. Leur départ est désormais plus qu’une hypothèse.

À eux deux, ils comptent près de cinq cents apparitions sous le maillot perpignanais, 460 pour être exact. Cette statistique permet de mesurer l’importance de David Marty et de Jean-Pierre Perez du côté d’Aimé-Giral. L’aventure sang et or du duo historique pourrait se terminer au printemps. Pour le troisième ligne de 31 ans, en fin de contrat en juin, l’issue semble inévitable. « Pedro », comme le surnomment les supporters, n’a plus été titularisé en Pro D2 depuis le 29 novembre dernier. Ironie de l’histoire, il avait fêté lors de ce mois les dix ans de sa première apparition avec l’équipe fanion de son club formateur. Capitaine en début de saison, le flanker a été rétrogradé au rang de réserviste et ne s’est pas vu proposer de prolongation de contrat. Sauf revirement de situation de la part de la direction, désireuse d’injecter du sang neuf, il devrait être amené à changer de cieux lors de la prochaine intersaison. La mobilisation des supporters risque de ne rien y changer. Le cas de David Marty (33 ans) n’est pas encore scellé. L’ancien international (37 sélections) figure toujours dans la rotation. Titularisé à sept reprises cette saison, il portait encore le numéro 13 le 5 février dernier. Confronté à la concurrence de Mafi, Torfs et Piukala, David Marty paye aussi ses excès, caractérisés par ses deux cartons rouges. Cadre de l’Usap depuis ses débuts en 2002, il n’entre plus vraiment dans les plans du club aux yeux de la direction. Son sort va être évoqué incessamment sous peu dans les bureaux du stade Aimé-Giral. Les irréductibles supporters catalans attendent avec impatience de connaître le devenir de ces deux figures incontournables, incarnations de l’âge d’or de leur club. Si les deux vice-capitaines du titre de 2009 venaient à partir, imitant ainsi les historiques Nicolas Mas ou Bernard Goutta, l’Usap refermerait définitivement un chapitre de son histoire moderne.

Vincent Bissonnet
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